Déconfinement, Jour 3

Depuis 3 jours, la vie a repris son cours. Enfin presque.

Pour notre bébé, ça a été le cas.

Si le retour chez l’AssMat lundi a nécessité un certain temps (étant donné qu’à chaque fois qu’on passait devant chez elle et qu’il l’a réclamait je lui disais qu’elle n’était pas là) il n’a pas fallu très longtemps pour que la magie opère et que tout le monde retrouve ses marques. L’une de ses copines (de 6 mois de moins) cause bien mieux qu’il y a 2 mois, et le plus jeune des 3 (sans doute tiré par son grand frère) est maintenant devenu un expert en trotinette. C’est fou comme en 2 mois, ils ont tous changés.

Lorsque l’AssMat, suite à l’officialisation de notre 1er ministre du déconfinement du 11 mai nous a annoncé que finalement, moyennant une grande attention elle reprenait du service (ce n’était pas sûr à 100% quelques jours plus tôt), j’ai sauté de joie, vu que je n’y croyais pas vraiment… Avant d’être honteux d’avoir eu cette réaction. En mode « mec, t’es un mauvais père d’être content de ne plus voir ton fils H24 ! ». Mais dès le lendemain, où bébé a été bien relou, j’ai eu un moins de scrupule à me projeter de nouvelles semaines en télé-travail (rimant avec loisirs pour moi vu que je suis en chômage partiel) sans avoir à le gérer toute la journée. Dixit une pédiatre, il semble même que ça ne soit pas si bon que ça qu’il soit avec nous en permanence trop longtemps (oui j’aime les pédiatres qui ont une pensée qui va dans mon sens).

On espérait secrètement que suite à ce retour à une vie un peu plus normale, il finirait par refaire des nuits complètes, sans le fameux réveil (oscillant entre 2h30 du mat et 5h) biberon/canapé… mais non !… Toujours pas. Et pourtant, ce n’est pas faute de lui dire, au moment du rituel de l’endormissement : « si on se réveille on fait un câlin à ?  » Choupi !  » Et est ce qu’on sort du lit pour réveiller maman ? « . Non ! Mais visiblement, il y a des choses qui sont moins évidentes, et des habitudes qui semblent plus dures à casser que d’autres.

À l’heure du déconfinement, alors que l’hypothèse d’une seconde vague (ou pas) mais surtout d’étranges vacances (visiblement pas au bord de la plage cette année) se dessinent, il est l’heure de faire le bilan de ce confinement, histoire de voir ce que ça m’a apporté en tant que père.

Pour une fois, je vais tâcher de commencer par les points positifs (ça changera de mon livre, visiblement trop négatifs pour certaines mamans ^^)

POSITIF : profitant (pour ne pas dire abusant) de la sortie d’une heure du confinement, tous les jours (ou presque) je le sortais aux alentours du parc « encore fermé ! », histoire de voir si les canards étaient là, pour potentiellement leur donner à manger. Je pense que ces moments nous ont en partie rapprochés. Il y a eu une véritable explosion au niveau de son langage, et il commence petit à petit à faire des phrases complètes, ce qui est assez marrant. Que ce soit pendant nos jeux (il s’accroche aux barreaux et je dois essayer de l’en détacher, ou il fait genre il compte jusqu’à 3 pour sauter et en fait il marche) ou lorsque nous cherchions des escargots (plus exactement « ecagot igolo »), il s’est créé quelque chose qui n’était pas là auparavant. Oui, indéniablement ça a été un beau moment que de pouvoir passer plus de temps avec lui.

NÉGATIF : Mais je me suis aussi vu incapable de le gérer autrement lorsqu’il fallait faire des activités plus manuelles. Si le transvasement d’eau était un des rares trucs que je lui proposais par moment, c’était plus compliqué de m’occuper de lui lorsqu’il voulait faire de la peinture (15 minutes de préparation pour 3min12 d’amusement…) ou de la pâte à modeler. Mon hypersensibilité me rendait toujours aussi malade, lorsqu’il faisait une crise pour rien, et/ou qu’il ne comprenait pas qu’on ne pouvait pas prolonger la balade, qu’on devait rentrer. Chaque journée était ponctuée d’une sieste, dont le réveil était toujours très fragile… Il pouvait être agréable (surtout si celle-ci n’était pas trop longue, du genre moins de 2h30) ou cauchemardesque (si >2h30 donc). Là je l’ai vu le fameux terrible Two, lorsque votre gamin se met à hurler et à taper de rage par terre parce que vous avez fermé la porte à sa place, ou parce que vous ne parvenez pas à comprendre ce qu’il dit. Je me suis vu m’agacer trop souvent lorsque dehors, il réclamait le Smartphone pour se regarder en photos, ou lorsque dès son réveil il réclamait « QuoTiDien ! » (oui oui, l’émission de Barthes… Chez certains gamins c’est Petit ours Brun ou Simon le Lapin nous au réveil c’est ça qu’il réclamait, et lorsqu’on lui mettait pas il réussissait à naviguer avec la télécommande jusqu’au replay…

On ne va pas le nier, il y a eu de gros moments de tensions pendant ces 2 mois (c’est pas pour rien qu’on se faisait un apéro tous les soirs…), mais globalement, je crois qu’on peut dire qu’on s’en est pas trop mal tiré. Contre toute attente (et parce que la survie mentale des enfants (et de leurs parents) passe par la dépense de l’énergie), nous avons pu échanger avec d’autres parents au pied de notre résidence. Leurs gosses aussi s’ébrouaient. Eux aussi étaient parfois désespérés, et avouaient honteusement (ou pas) que lorsque les 2 étaient en conf Call, c’était le dieu Télé qui l’emportait. Je ne parviens pas à comprendre ces employeurs qui ne comprennent pas qu’on puisse faire du TT (Télé Travail donc) lorsqu’on a un enfant en bas âge voire plus. J’ai eu la chance de bénéficier du congé parental garde d’enfants, sans quoi je ne sais vraiment pas comment on aurait pu gérer. Et encore, une chance que ma moitié a eu un TT relativement « soft », lui permettant de prendre le relais assez tôt en fin d’après-midi.

Enfin, la seule chose dont je suis ravi, c’est de ne pas avoir eu le choix drastique qu’on eu d’autres parents : « faut-il ou non renvoyer nos enfants à l’école ? « .

Sur les RS je vois tellement de Haters/rageux cracher sur notre gouvernement, face à cette crise exceptionnelle pour laquelle aucun pays n’était préparée. Le 1er ministre l’a dit : « J’ai été frappé depuis le début de cette crise par le nombre de commentateurs ayant une vision parfaitement claire de ce qu’il aurait fallu faire selon eux à chaque instant. La modernité les a souvent fait passer du café du commerce à certains plateaux de télévision ». J’ai trouvé cette petite phrase, tellement vrai. Jauger le délicat équilibre entre essayer de relancer l’économie, rimant avec le retour des enfants à l’école, tout en essayant du mieux possible d’éviter l’hypothèse d’un reconfinement… Je n’aimerais pas être un membre du gouvernement à l’heure actuelle, croyez-moi.

Comme beaucoup je pense, j’ai cependant trouvé hallucinantes les 50 pages irréalisables des conditions sanitaires conseillées pour la réouverture des établissements scolaires, à se demander si les gens qui ont pondus ce document ont jamais mis les pieds dans une école, et/ou sont conscients des moyens qu’ils ont (enfin surtout de ceux qu’ils n’ont pas) pour rendre tout ça possible.

Et au final, ça donne cette photo :

Terrible photo qui m’a ému lorsque je l’ai vu passer. Après avoir remercié nos services sanitaires tous les soirs à 20h, c’est maintenant nos professeurs que j’aurais envie d’applaudir. Bravo à eux, bravo à vous.

Cependant, derrière ce délicat moment pour nos bambins, gardons en tête que ça permettra peut-être aussi de faire en sorte que leurs parents puissent retourner travailler pour relancer la machine économique, et ce afin de limiter la casse, pour que le traumatisme économique des prochains mois soit le moins terrible possible (et dieu sait si ça va piquer).

Comme beaucoup de choses, je pense qu’on finira par s’y faire (tout en se rappelant que ce n’est que provisoire), c’est le propre de l’homme, de s’adapter aux conditions de vie qui s’offrent à lui.

Parce que de toute façon, il n’a pas le choix.
En croisant les doigts très fort pour qu’un reconfinement n’aura pas lieu, je vous embrasse, en espérant que de votre côté vous et vos proches allez bien.

Confinement jour… Je ne sais plus.

Des pleurs, des hurlements, il frappe sur la télé de rage. Je sautille sur place, à 2 doigts de donner des coups de poings dans le mur d’agacement face à ce nouveau caprice, en disant à sa mère : « je ne vais pas tenir, je ne vais pas tenir… ».

Hier j’ai appris que contrairement aux idées qui courent (potentiellement créées par le MEDEF ?) aucun texte ne précise que si les 2 parents font du télétravail il est impossible de poser le fameux « arrêt de travail pour garde d’enfants ». Alors je l’ai prolongé de 15 jours. Hasard ou non ? J’ai peu dormi cette nuit, appréhendant déjà les prochains jours. Je me plains sans me plaindre, contrairement à d’autres secteurs particulièrement impactés mon salaire tombe toujours en fin de mois, et ma boite (grand groupe international) est assez grosse pour supporter cette crise sans frémir. Mais ça n’en est pas moins dur au quotidien.
La crise du matin était liée au fait que la maman, qui a repris son télétravail (après 2 jours de congés, parce qu’en théorie on aurait dû être en train d’arpenter les rues de Séville par les temps qui courent), a laissé son portable pro sur lequel est installé l’application pour regarder « petit ours brun ». Moi qui tiens particulièrement à la barrière de « la porte fermée du bureau = maman travaille » (ce qu’il comprend parfaitement), en entravant volontairement cette règle, elle a tué le game comme on dit… Et ensuite il a été impossible de faire de nouveau comprendre à bébé que ça y est, maman travaille, il faut maintenant rester à papa.

Les colères sont de plus en plus virulentes. Le fameux « terrible Two ». Et je ne lui en veux que moyennement car je sais qu’elles sont incontrôlables pour lui, on voit bien qu’il essaie parfois de se calmer mais qu’il n’y arrive pas. Alors il tape, sur tout ce qu’il voit. Par terre, sur son père, sur la télé, sur sa mère. On entend parfois des crispations d’estomac, signe de potentiel vomissement à venir, souvenirs douloureux d’une période où lorsqu’il pleurait trop il vomissait.

La maman sort de son bureau, et tente de le consoler. Il se calme… On l’équipe pour le balader. L’attestation en main, je sors la poussette avec 10 min de retard sur l’heure que j’avais inscrite sur ce fichu bout de papier. Il fait beau, les rues sont désertes. Très vite, il descend (ce qui est rare en poussette ces derniers jours), et se met à causer.

Il commence à connaitre certains verbes, qu’il accompagne à des mots. « Maman travaille », « train parti », « manège il tourne ». Et puis dès qu’il voit le chiffre 5 (notre étage) il s’écrit 5 en le montrant. Il désigne la lune lorsqu’elle est là en fin de journée, les avions et leur sillon de vapeur d’eau. Il montre l’entrée du Parc et s’écrit « oh, Parc fermé… » avant de préciser « Parc personne ». Je montre ma déception comme lui. Je change de trottoir pour ne pas croiser une autre femme en train de promener son enfant en poussette. On s’échange un bref sourire. Enfin je le devine vu qu’elle porte un masque (soupir).

Je me rends compte que je n’ai plus de Pokeballs dans Pokemon GO… Ceci expliquant pourquoi depuis 20 minutes je n’avais chopé aucune bestioles… GRRRRRR. Foutu confinement.

L’heure tourne. Il réclame les bras, je le redirige vers la poussette, et l’on fait marche arrière. Je rebrousse chemin vers l’appartement et m’arrête prendre du pain avant de lui en donner un bout ce à quoi il me répond « merci ». Je suis toujours admiratif du travail de l’Assmat, lorsqu’il répond « Merci » « Plait » et autre « Non merci » ou « Pardon » lorsque les situations le permettent. A noter ce fameux « non merci » lorsqu’on lui dit « on va changer la couche ?  » et autre « Tu as mal quelque part ?  » sans parler du « Tu vas faire dodo ? « . Cette nuit encore, il l’a terminé dans le canapé du salon (qu’on transforme toujours en lit la nuit, au cas où, ces genres de cas étant définitivement trop réguliers…). Il s’est réveillé tout seul, est descendu de son lit, et s’est allongé dans le canapé où il a commencé à se rendormir. Alerté par les légers craquements du parquet et ce malgré mes boules quies, j’ai mis le nez en dehors de la chambre et confié à la maman « il est sur le canapé »… Elle l’a rejoint (afin d’éviter qu’il ne tombe du côté sans dossier). Je repense à tous ces parents qui ont eu des enfants faciles sans aucun trouble de l’endormissement…

Je prolonge brièvement la balade pour rentrer, en espérant ne pas tomber sur les nombreux flics qui patrouillent régulièrement dans mon quartier. Je repense à « Je suis une légende », lorsque Will Smith règle ses montres pour être à l’abri lorsque le jour se transformera en nuit. Quelle angoissante tranquillité.

Avant de m’engouffrer dans le garage (que mon fils désigne en prononçant le mot « Garage » donc), je jette un coup d’œil à la voisine du dessus, la « collabo » qui a quelques jours plus tôt appelé les flics lorsqu’elle nous avait vu « trop nombreux » sur la dalle de notre résidence privée, avant de recoller à l’entrée ce mot à peine agaçant : « NON MAIS C’EST QUOI QUE VOUS COMPRENEZ PAS DANS LE MOT CONFINEMENT ?  » (connasse). Est-ce que son copain tolèrerait qu’on lui rase la tête une fois le confinement terminé ? J’en doute.  (penser à organiser une collecte dans l’immeuble pour lui faire retirer son utérus, afin que jamais elle ne se reproduise… Et avec le rabe de la cagnotte on lui payera une maison dans le perche où elle fera chier personne). On attend l’ascenseur.

Je jette un coup d’œil à mon smartphone, attendant toujours la réponse de cette copine hôtesse de l’air d’un an mon aînée, qui avait posté sur son mur FB qu’elle était très probablement atteinte de ce foutu virus. 3 jours qu’elle ne donne plus de nouvelles. J’ai peur pour elle et son fils de 10 ans.

L’ascenceur s’ouvre sur notre 5ème étage. Bébé descend de la poussette, pousse la porte, retire son manteau, ses chaussures en précisant « dur », puis ses chaussettes et court vers le bureau de la maman, en lui disant « parc fermé personne ». Elle me sourit en le prenant dans les bras : « Ça a été ?  »

« Ça a été.  » Mais jusqu’à quand…

Confinement jour 5. Allez plus que… XX jours. Putain ça va être long.

Depuis lundi soir et l’annonce de notre président de la république du confinement, notre assistante maternelle a décidé de ne plus prendre notre enfant.

Je ne peux pas lui en vouloir.
L’un des deux parents devait le prendre en charge et vu que ma femme était déjà en télé-travail depuis le lundi (avec beaucoup de travail) contrairement à moi, c’est moi qui m’y suis collé.
Du coup, depuis mardi les jours sont devenus : mardimanche, mercredimanche, jeudimanche, et vendredimanche. Malgré le confinement (shame on me) je promène bébé. Lui prendre l’air lui fait du bien, et me permet aussi de ne pas avoir à trop le gérer à l’appart.

 

Je dis shame on me car je sens bien sur les réseaux sociaux tous les gens (la plupart sans enfant) qui crachent sur tous ceux qui « abusent » du droit de sortie. Et que dire de tous les provinciaux qui critiquent les « parigots » qui ont tous fui la capitale bétonnée ? Il y a un juste milieu certes, entre ceux qui font du tourisme et ceux qui restent cloitrés dans le jardin de leur maison de campagne… Nous avons hésité à faire pareil. Ma mère a un grand pavillon dans la banlieue Orléanaise avec un jardin digne d’un mini-parc. Ça aurait été parfait pour bébé, sauf que… Elle a 75 ans passée : c’est donc une personne à risque. Et les risques, j’en porte quelques uns… 115 personnes ont été confinées « en quarantaine », car 4 personnes ont été diagnostiquées comme atteinte de ce foutu virus sur mon site (de 5000 personnes). Alors on a préféré rester dans notre béton parisien.

Au final on a bien fait car mercredi, bébé (qui a eu 2 ans en début du mois) a commencé à dire « bobo zizi ».

On a laissé courir au début, mais c’est devenu de plus en plus fréquent. Par chance, on a eu un rdv le lendemain (oui, la région parisienne a aussi du bon) chez notre pédiatre. Une « Balanite ». Encore une maladie que nos parents ne connaissaient pas : une inflamation du gland. Rien de grave, mais au programme « 2 bains de zizi par jour et de la crème » ! Pas dit qu’on aurait eu un rdv si rapidement si on était descendu en province. Hier il s’est fait mal au doigt de pied en glissant sur une chaussette, il boitait légèrement (chtit pépère) mais ça allait mieux ce matin. On lui a répété hein : « c’est pas le moment pour aller aux urgences… » (à noter qu’il y n’y a pas de bons ou de mauvais moments hein… mais c’est quand même pas le meilleur moment).
Il ne s’arrête pas de grandir et commence maintenant à s’amuser avec la négation : « mamie oui, tata non » par exemple lorsqu’on appelle sa mamie. Son nouveau délire est de faire comme ses parents, et de boire uniquement de l’eau froide venant d’une bouteille du frigo… Ça pourrait être un long fleuve tranquille si ce n’était pas parsemé de quelques (rares heureusement) épisodes de petits accidents, comme l’autre soir ou par exemple il a vomi l’intégralité de son repas (en plusieurs fois)(des épinards…) alors qu’il était en train de s’endormir : il a fini dans la baignoire (avec le reste de son vomi) pendant qu’il y avait opération : lavage de chambre (parquet/meuble), changement de draps, changement de pyjama, et douche pour les 2 parents (nos pieds étant plein de vomi…). ça nous apprendra à le laisser trop manger le soir… (on se plaint mais ce n’était pas un virus ou quoi, juste un petit reflux devenu « grand », une chance).

Je vois passer ces témoignages, toujours plus agaçants : « les parents qui se plaignent de garder leurs enfants toute la semaine, vous faites comment les we ? ou en vacances ?  »

T’as juste envie de frapper les gens qui te disent ça. Déjà peut-être qu’en we, t’as pas de télétravail à gérer en même temps, que t’es en mode « zen », que tu peux le sortir sans te prendre une amende (qu’il pleuve ou pas). En vacances ? Ben peut-être qu’on reste pas dans notre X m² mais qu’on bouge à un endroit plus sympa, et que l’atmosphère n’est pas au confinement général.

Alors bien sûr, il y a tous ces gens qui abusent. On les a tous vus, ceux qui pullulent sur les marchés et qui finiront dans les cimetières dans quelques semaines. Aller courir pour ne pas péter un câble ? On y pense. En se demandant si on abuserait ou pas. On a une dalle au pied de chez nous où l’on peut faire de la corde à sauter, et faire s’ébrouer bébé. Depuis 2 jours, on en profite. Notre balcon aussi fait le taf, même si bébé adore balancer tout ce qu’il trouve du haut de notre 5ème étage… Le tube pour faire des bulles a succombé à sa seconde chute…

Notre supérette le samedi précédant le confinement…
On fait des provisions, et on abuse des apéros pour tenir. Ma part d’imposteur a pris le dessus et je m’en voudrais presque d’avoir posé 2 semaines « d’arrêt de travail pour garde d’enfant ». Mais au final, notre employeur a fini « lundi matin » par estimé que notre présence sur site n’était pas « prioritaire » (sans blague ? Pour info je travaille sur des logiciels militaires… donc clairement, c’est pas la priorité) et au final toute mon équipe à fini par faire de l’autoformation en télétravail (forcément, mon réseau d’entreprise étant inaccesible… Bref).

C’est dur. Certes je profite pleinement de mon enfant, mais je dois lui expliquer pourquoi je fais ça. Mardi matin j’avais presque les larmes aux yeux lorsque je lui ai raconté ce qu’il se passait.

Le manège fait « dodo », l’assMat aussi, seul le pain est encore « debout ». Oui à cet âge, dodo = fermé…
Je dois « tenir » toute la matinée, après quoi sa mère reprend la gestion sur l’heure du repas et la sieste, et en général une fois réveillé, elle estime avoir fini sa journée et s’en occupe.
Lorsqu’on rentre de notre grande balade, on joue sur le tapis de yoga de la maman, aux petites souris, aux fruits du verger, au colorino. Chaque activité l’occupe environ 5 minutes avant qu’il veuille passer à autre chose. Un bonheur. Les activités manuelles ? Oui ! la peinture, l’occupe environ 3 minutes 10 pour 10 minutes de préparation (enfin 2min de préparation et 8 minutes de nettoyage après…). De toute façon on était en rade de peinture et on en a commandé sur Internet mais vu que la poste est désormais en rade… Je devais me faire livrer aujourd’hui un nouvel ordinateur portable pour remplacer le mini-PC qui bugge que j’utilise dans la salle à manger (vu que le bureau est squatté par la maman) ainsi qu’une imprimante pour les attestations. Je vais vous faire une confidence : j’ai bien les boules que la poste arrête son service.

Et le pire, c’est que tout ça va se prolonger encore 2 voire 4 autres semaines, à voir le nombre de morts et des corbillards devant les cimetières augmenter, et le moral de nos super soignants sous-payés diminuer un peu plus chaque jour. Je ne blâme personne (ni le gouvernement qui fait de son mieux même si la question du port du masque reste un peu floue, ni les pénuries (des bruits courent que lorsque le corona a démarré en chine, ils ont tous été achetés pour être rappatriés là bas… Fake news ou pas ? No one knows), car jamais une crise dans ce genre n’avait frappé le monde avec autant de force. Nous étions souvent assez « informés », mais là on fuit les news, car elles sont à chaque fois un peu plus déprimantes. Même les réseaux sociaux me dégoûtent, entre ceux qui propagent des fakes news (le virus résulterait du réchauffement climatique… ou aurait été breveté par je ne sais qui…), ceux qui insultent les gens qui sortent malgré le confinement (dont moi donc, parce que survie mentale oblige, mais je vous rassure on respecte les distances de sécurité, on reste à 500m de chez nous et gel sur les mains dès qu’on touche quelque chose), les brainless qui sortent (et abusent) au marché en mode « confinement ? quel confinement ? « , les gens qui critiquent les parents qui doivent garder H24 leurs mioches…

Combien de fois je me suis projeté dans cette crise en étant « sans enfant » ? Ça n’aurait pas du tout ressemblé à ça. Mais tellement pas. Là on survit en pensant à lui en premier. Je n’en avais pas vraiment peur, mais ma moitié m’a rappelé que ce virus, si on le chopait on pouvait en mourir, et ce malgré notre âge jeune (dit le futur quadra ah ah).

« Imagine on le chope tous les deux, que deviendrait notre fils ? « 
Voilà. Ambiance. (et pour rappel, elle est sous anti-dépresseur, moi non je n’ai que l’alcool pour oublier l’actuelle situation…)

Voilà. Du coup j’en profite pour vous souhaiter à toutes et à tous (enfin les 2 personnes qui se perdent quotidiennement sur ce blog…) un bon confinement. Tenez-bon. Si vous ne pouvez pas vous évader physiquement, évadez-vous en lisant.

Et si jamais vous ne savez pas quoi lire, mon livre sur la paternité est en téléchargement numérique sur Amazon ici.
D’ailleurs, Causette de Maman (un nouveau blog de maman qui se cherche un lectorat et que donc je vous invite à lire) l’a lu et en parle dans cette note que je vous invite à dévorer si mon pitch ne vous a pas encore convaincu. Marjobook en parle également dans cette note-là.
Photo de mes livres, avec une partie de l’équipe ayant participé à la couverture 🙂

Mes autres livres (pour vous changer les idées) sont aussi dispo ici (ils sont tous sur KDP si vous avez l’abonnement et en téléchargement entre 2 et 3€ chacun). En temps normal vous pourrez les commander au format broché un peu partout sur Internet, mais en ce moment je vous conseille d’éviter ce moyen ^^.Allez. Sur ces belles paroles, prenez bien soin de vous et de vos proches (enfants, parents, voisins), et rendez-vous dans quelques jours, si je suis toujours en vie et que l’alcool n’a pas eu ma peau. Inch Allah.

2ans-6jours : 1ère nuit dans son lit cabane, et publication de mon livre

Quelques mots brièvement, en ce premier week-end de Mars, qui marquera pour bébé l’arrivée dans sa 3ème année (et donc ses 2 ans) et moi dans ma 4ème dizaine (et oui ça pique… Et comme sa venue au monde, je ne suis pas du tout prêt !!!!)

Mais avant tout la good news de la journée : bébé a enfin dormi une nuit complète (comprenez jusqu’à 6h… mais sans réveil)(ça il nous le faisait déjà mais surtout 🙂 dans sa chambre !

Car oui, pour rappel depuis très longtemps, à part quelques rares semaines aux alentours des 6 mois, il dormait dans notre chambre (#mauvaisparentsmaisonsenfout). Landeau, puis lit parapluie, puis matelas par terre. On attendait la livraison de son lit cabane en espérant qu’il kiffe le principe et qu’il accepte de dormir SEUL dans sa chambre et sans tomber de son lit, et ALLELUIA ça a marché la nuit dernière ! Alors on s’excite pas hein, on sait que ce n’est pas parce qu’il l’a fait une nuit qu’il n’y aura pas d’autres réveils « bib » en pleine nuit et que ça se finira dans le canapé, mais… C’est toujours ça de pris.

Pour le reste, il est passé en mode perroquet à répéter tout ce qu’on dit. Pour certains mots, ce sont les dernières syllabes, pour d’autres c’est en intégralité. Incluant les mots grossiers (et oui, il va falloir commencer à arrêter d’en dire…). Il sait maintenant compter jusqu’à 10, et commence à connaître certaines lettres de l’alphabet quand on l’énumère. Et truc de fou (merci le travail de l’assMat) il dit « Non MERCI ». Tu veux manger ? Non merci. Tu veux de l’eau ? Non merci. Bon ça ne s’arrête pas là…. Tu as mal à la tête ? Non merci… Tu donnes le jouet à ta copine ? Non merci. Mais bon, c’est déjà génial qu’il dise ça, si tôt (rappelons qu’il n’a pas encore 2 ans…).

On serait « presque » tenté d’en refaire un second, et en fait non hein… Parce qu’il faut aussi gérer les réveils nocturnes en mode « je suis pas bien je chouine je sais pas pourquoi je te repousse en réclamant les bras » et autres « je pleure parce que je veux/veux pas tel ou tel truc ». Les prémices du terrible Two. Et puis bon il y a l’âge, le fait qu’un enfant déjà c’est bien (pour l’environnement) etc etc, tout ce que je rappelle en fin de mon livre. (QUEL ENCHAINEMENT DE FOLIE !)

Car oui, mon livre est enfin disponible. Enfin, il est en précommande (au format epub) jusqu’au 7 mars, où il sera délivré au format numérique ET broché (oui j’ai voulu faire coïncider ça avec l’anniversaire de mon fils.

Et vu que vous êtes très nombreux à en savoir plus (enfin je suppose, je le ressens par la pensée car ma boite mail reste vide et les commentaires autour du sujet restent peu nombreux) voici à quoi ça ressemblera :

Voilà. Une couverture réalisée par une « ex copine » devenue illustratrice, dans laquelle je tiens mon fils qui braille. Les plus cultivés (qui réussiront à voir la référence cinématographique) comprendront l’interprétation de la fiction qui rencontre la réalité. Il y a un chapitre par mois, dans lequel j’évoque tout ce que j’ai pu raconté ici (RGO, allaitement, endormissement, le jugement des autres, les conflits générationnels, etc), sur le même ton qu’employé ici (les fautes d’orthographe et les répétitions en moins !). À lire si comme moi vous n’avez pas eu une parentalité facile, ou à offrir à des parents qui veulent voir le côté « obscur » de la parentalité, comme quoi c’est pas toujours facile contrairement à ce qu’on pourrait s’imaginer.

Les liens pour le commander sont ici :

En précommande (avant le 07/03) sur Amazon au format numérique ici.

Et au format broché… ça sera disponible le 7 Mars 🙂

N’hésitez pas à en parler autour de vous, vous rendrez un papa heureux (et ça lui fera peut-être oublier toutes ses nuits de merde qu’il a passé à entendre son bébé hurler qu’il a faim).

Soyez sages mais pas trop. Gros bisous.

1an+11mois+3j : bientôt 2 ans

Hello,

Oui, je suis impardonnable, il y a bien trop longtemps que je ne suis pas venu ici. Pour ne pas vous le cacher, j’étais au taquet sur l’écriture/relecture/rerererelecture de mon livre sur bébé qui est enfin parti sur la correctrice. J’espère bien qu’il sera disponible le jour de l’anniversaire de bébé, ce qui sera un peu un hommage en quelque sorte. J’ai en plus trouver une graphiste pour me faire quelques planches qui s’annoncent parfaites… (voilà en exclusivité l’une d’entre elle)

Le chapitre où je parle du corps médical face aux douleurs du RGO de mon enfant…

Les premiers retours (par rapport au texte) sont plutôt bons, et sachez que j’aurais besoin de vous, fidèles lectrices/lecteurs pour que vous en parliez autour de vous. Le créneau de publication pour ce genre d’ouvrages est vraiment une toute petite niche, et il n’y aura pas meilleures référentes que des personnes qui comme vous sont passionnées par l’écriture sur nos bébés ! Si ça vous intéresse, n’hésitez pas à vous faire connaître par mail ou dans ce commentaire, je vous joindrai en retour pour éventuellement vous envoyer une version numérique ou broché de mon témoignage écrit. Sans quoi il sera dispo sur Amazon (la page auteur est disponible dans la rubrique « à propos »)

Et si on parlait un peu de bébé ? Il va plutôt bien. Je relis les dernières notes qui me paraissent terriblement loin… Il y a eu Noël entre temps, et les mots sont dorénavant de plus en plus nombreux. Pour l’instant on touche toujours du bois pour qu’il n’attrape pas de grippe (ou de coronavirus) et on dirait bien qu’il tient bon. Lorsqu’on a eu la maman et moi une pharyngite on a bien flippé, mais il s’avère qu’il est pour l’instant passé à travers. Pourvu que ça dure.

Monsieur est de plus en plus futé. On lui a acheté ce matin une draisienne d’occasion (j’ignorais jusqu’à l’existence du mot et de l’objet avant que sa maman ne m’explique ce que c’est). On n’était pas encore sorti de la cave que bébé l’avait déjà en main… La selle était encore un peu trop grande et on a fait le chemin vers la voiture en la tenant à la main mais ça sent dors et déjà le futur casse cou ou je ne m’y connais pas.

Les mots qu’il prononce sont de plus en plus nombreux. Papa, maman bien sûr, duo (pour l’eau) et maintenant « baberon » pour le biberon du soir, il connait d’autres termes maintenant tel que « geti » pour spaggetis, « babaille » (pour bye bye), tature (pour voiture) manège (auquel on l’a initié depuis environ 2 semaines après qu’il ait repéré le terrain pendant de longs moments auparavant), pain (pour le pain), dodo, pot (il a saisi le concept mais… à part se poser dessus (avec sa couche) et dire « pipi » ou « caca », ce n’est pas encore ça !Il prononce également le mot « dos » (pour faire à dada sur nous), ainsi que « dada » lorsqu’il saute sur notre ventre avant de se jeter par terre. Je comprends mieux ces parents qui « comprennent » les mots de leur fils et que les non initiés ne parviennent pas à comprendre… « tout s’explique ! C’est la question de l’habitude… ». Si auparavant on était sur des problématiques d’abonnement à des chaînes (en trifouillant la télécommande, avant qu’on ne trouve la bonne option à décocher sur le site) maintenant il sait allumer et éteindre la télé et la box manuellement (ce qu’il fait dès lors qu’il rentre). (il était sur mes genoux après avoir réclamé « assis » et il vient d’en descendre après avoir sagement cessé de taper sur le clavier lorsque je lui ai demandé). Bon il n’est pas aussi accroc que ça à la télé hein, et sa maman l’initie aux jeux de société ce qu’il adore. De mémoire il y a « les fruits du verger », « colorino », « loto des couleurs » et « les petites souris ». Si c’était au début compliqué, c’est maintenant de plus en plus amusant pour lui, et on sent qu’il comprend vraiment les règles (même si la notion de jouer à plusieurs reste un peu aléatoire).

Les dents sont quasi toutes sorties, il ne reste que les molaires. J’espère que comme moi il n’aura pas de dents de sagesse (#momentconfidence : j’ai un abcès à une dent de sagesse à cause d’un bout de gencive, et s’il pouvait s’en passer, ça serait pas mal pour lui…). Le sommeil, j’ai quand même tendance à dire que ça va mieux. Après de nombreuses nuits encore un peu aléatoires, on dirait bien qu’à l’approche de ses 2 ans il dort enfin des nuits complètes. On a dégagé le lit parapluie depuis quelques mois maintenant, et il dort maintenant sur un matelas au pied de notre lit en attendant que son lit cabane nous soit livré. Ce sera une autre paire de manche de le faire désormais dormir dans sa chambre, mais bon, peut-être qu’il appréciera sa petite maison.

Pour ce qui est des siestes et du coucher en général, il a chez nous un biberon qui l’aide à s’endormir bien plus facilement qu’auparavant. Il y a malgré tout parfois des petites soirées où c’est plus compliqué que d’autres mais dans l’ensemble il s’endort au bout d’une demie heure (avec la maman à côté qui le surveille). Aujourd’hui il y a eu une nouveauté : il s’est endormi sans gigoteuse, et lorsque j’ai été pour voir le bruit qu’il y avait, il était debout et est sorti en courant de la chambre. Avec sa taille il arrive maintenant à presque ouvrir les poignées de porte, ça promet.

Face à ces évolutions plutôt positives, et donc cette nouvelle maturité, la maman m’a fortement poussé à planifier des congés à l’étranger fin mars. Rimant avec baptême d’avion (puisque ce sera à Séville). Je ne vous cache pas mon angoisse sur comment ça va se passer (je reste moi même à l’approche de mes 40 ans, cad tjrs aussi flippé face aux choses que je ne maîtrise pas ^^ mm si je suis convaincu que ça ira bien). L’autre remarque par rapport à ça, c’est qu’on s’est pris une grosse claque en voyant la différence de budget entre des voyages à 2 (à des horaires un peu décalé dans de simples studios/2 pièces) à 3 (avec un bébé qui aura plus de deux ans au moment du séjour dans 2 chambres), ben voilà, ça pique.
On verra bien comment ça se passera. ça donnera du grain à moudre pour le tome 2 de mon livre ^^ à supposer que le premier marche bien…

 

Sur ces belles paroles, je vous souhaite une excellente journée. Et n’oubliez pas (si vous étiez comme moi abonné à ses flux et que donc vous avez lu la terrible histoire qui s’est déroulé chez « mummy » que je soutiens du plus profond de mon âme) : rien n’est jamais acquis, alors n’oubliez pas de chérir vos petits, vos proches, vos amis car on ne sait jamais de quoi demain sera fait.

Bisous les gens ❤

1 an+7mois+22j : Terreurs nocturnes, prémices du terrible Two et projet d’écriture d’un livre.

Petit loup a maintenant 19 mois. Je vous avoue peiner à me souvenir avec précision du nombre de mois, surtout que c’est un nombre qui varie tous les 30 jours en moyenne… Vivement qu’il en ai 24 et qu’on compte enfin en années et non plus en mois !

Que pourrait-on dire depuis le dernier post ?
Il grandit bien, bouge bien, et balbutie quelques mots sans grande conviction (dans les nouveaux mots on peut noter : « Duo » pour de l’eau, « Oui » enfin plus exactement ‘Ui’, sa maman étant Picarde…, « Bateau » et « Tortue » (assez inutile en ile-de-France il faut l’avouer) qui peut aussi être assimilé à « voiture »). D’après les photos qu’on prend de lui, il fait de plus en plus « petit garçon ».
Niveau santé, quelques montées de fièvre par ci par là sans gravité (même si on flippe à chaque fois que ça monte si haut), sans doute liées aux dents qui continuent de pousser (on est sur les canines du bas maintenant, sachant que les pré-molaires sont sorties) ou à des virus (dont un que j’ai récupéré après quelques jours d’incubation et qui m’a bien mis KO façon grippe bien vénère à 39.5°..).
Il marche de plus en plus (l’assmat ne lui laisse pas le choix vu qu’il y en a une deuxième de son âge et un autre plus petit, c’est lui qui doit marcher à côté de la poussette) et visiblement sans rechigner, mais je vais vous faire une confidence qui ne vous étonnera pas : il est bien moins docile avec moi ou sa maman qu’avec l’assmat… Le matin, lorsqu’il est prêt et qu’il s’assoit direct dans la poussette, c’est compliqué de lui dire « ah oui mais nan, maintenant tu es grand tu y vas à pied…« .

Il a vu son premier hérisson

Le sommeil commence depuis quelques jours à aller mieux (pourvu que ça dure…). Je vous passerai le jour du changement d’heure (la journée la plus longue de notre vie avec un réveil à 6h30 soit 5h30… et de la pluie toute la journée donc impossible de le sortir -_-‘). Suite au dernier post on était encore dans le trip du « un réveil par nuit », souvent accompagné d’un biberon.
Après avoir consulté le net, on s’est rendu compte que parfois, ce qu’on prenait pour des réveils, des cris de douleurs ou de gros cauchemars, c’était en fait ce qu’on appelle : « des terreurs nocturnes » (thème parfaitement dans l’ambiance « Halloween » du moment).

Le mot fait peur, et la situation aussi… Alors si ça peut vous permettre d’éviter de flipper si ça vous arrive chez vous, voilà à quoi ça ressemble.

En général, ça commence par des hurlements en mode « aïe on est en train de me découper le bide« . Vous vous rendez en courant (ou vous réveillez) comme il faut s’y attendre dans la chambre où il dort, et vous le voyez. Il est allongé, se retourne, et hurle. Il remue des bras, se tord de douleur, (pour les plus possédés : commence à grimper au plafond. SPOILERALERT : dans ce cas là, n’hésitez pas à consulter malgré tout hein). Donc là, vous faites l’erreur que tous les parents font : vous le prenez et tentez de lui parler, de le bercer. Sauf qu’il vous repousse, vous frappe, et continue de hurler. Le mal est fait maintenant : vous l’avez réveillé.
Car oui, en fait, si vous ne faites rien, vous pourrez constater (en prenant sur vous ce putain de flot d’adrénaline qui coule dans vos veines d’avoir l’impression de voir souffrir la chair de votre chair) qu’il est en train de rêver (cauchemarder étant le mot juste), un peu en mode somnambule. Mais il n’est pas vraiment réveillé. La preuve, il ne vous tend pas les bras, contrairement aux autres réveils nocturnes.
Lorsqu’on s’est rendu compte que ce n’était « que ça », on l’a laissé s’agiter en veillant bien à ce qu’il ne se fasse pas mal, puis il a fini par se mettre à genoux les fesses en l’air et a continué sa nuit comme si de rien n’était. Nous aussi (bon même si on a eu très fort envie d’un verre d’alcool pour pouvoir retrouver le sommeil mais on a résisté).

Si vous le réveillez, alors là bonne chance… Parce que d’une : il n’est pas totalement sorti de son rêve, de deux il ne comprend pas ce qu’il fait dans vos bras (et donc pourquoi vous l’avez réveillé) et se retrouve super agacé. Si comme nous il met 2 jours à s’endormir, vous avez gagné votre nuit. Donc là il se met à pleurer à cause de ça, tout en essayant de sortir de son rêve qui devient plus réel qu’autre chose.
Ce genre de « petite délire » arrive sur environ 5/10% des enfants, et peut durer jusqu’à l’âge de 6 ans. Si jamais c’est le cas chez vous : armez-vous d’un bon stock de courage ou d’antidépresseurs, et vérifiez surtout qu’il y a toujours une bière au frais en cas de pétage de plomb (pour vous hein, pas pour lui).

Sans quoi, ces dernières nuits on a eu le droit à des nuits complètes, mais malgré tout régulièrement interrompus par des petits cris (qui vous glacent le sang). Dixit les Marsettes, les autres mères que ma femme suit et qui ont accouchées comme elle, au mois de Mars, c’est la période qui veut ça : les prémices du Terrible Two pouvant aussi être liés à la crise de croissance du moment.
Nous on a l’impression que ça fait 19 mois qu’il est en crise de croissance mais bon, c’est un autre délire.

Le terrible Two, cette fameuse période (que vos potes parents n’ont pas trop connus chez leurs enfants, eux)(oui nous aussi on les déteste) durant laquelle bébé se rend compte qu’il est une personne et qu’il peut parfois dire « non », et s’agacer quand on ne respecte pas son avis, et à peu près aussi dure que l’adolescence. Sauf qu’un ado on peut essayer de parlementer avec lui (dès lors qu’on a accepté le postulat qu’on est des vieux cons), un bébé c’est plus compliqué. Enfin c’est plus mono-latéral)
Hier soir, la journée avait été plaisante et papa et maman avaient été le chercher chez l’assmat (la chance). Un bon petit plat avait été cuisiné. Et puis d’un coup il s’est mis à chouiner. Inconsolable. S’il avait faim il a envoyé bouler son assiette. On essayait de jouer avec lui mais il voulait rien savoir. On a tenté de le rassurer mais il nous repoussait/nous tapait, se roulant de colère par terre. Les pubs de la Télé parfois le faisaient redescendre en intensité, et encore… Il a fini par se calmer après une trentaine de minutes de pleurs en prenant son biberon (qu’on lui donne habituellement en fin de repas et non en début). La raison de cette colère ? On la cherche encore. Une chose est sûre, elle n’était pas dans la bière qu’on s’est bue hier pour « redescendre en pression ».
Idem ce matin. Lui qui dès 7h45 veut partir chez l’assmat, ben là il refusait de mettre chaussettes/chaussures, pull et pantalon. Mais il voulait y aller quand même hein… Au début on parlemente, gentiment, et au final je l’ai habillé pendant qu’il hurlait sur le dos, en me disant que putain, on allait en chier dans les prochains mois… (et que j’étais bien loin de l’enfant sage, conciliant et calme qui comprendrait ce que son papa lui dit sans pleurer, cf la préface du sujet prochain).
La suite au prochain post.

Enfin dernier sujet du jour : suite aux conseils d’une amie (est ce une bonne ou une mauvaise idée, l’avenir nous le dira…), je vais tenter d’écrire un livre (un de plus) sur ma première année de papa (et un peu plus), qui survolera les différents articles évoqués ici et qui tâchera en plus de faire la différence entre ce à quoi je m’attendais et ce que j’ai eu, et surtout de mettre en exergue tous les trucs qu’on vous dit pas, mais qui se passent quand même.
Si vous ne passez que rarement sur ce blog (mais que le projet vous intéresse et que vous êtes déjà impatiente de le lire pour l’offrir à votre conjoint ou votre petit frère qui tarde à s’y mettre), je vous invite à me suivre sur ma page d’auteur Amazon ici (et en profitez pour voir les autres romans que j’ai écrit par le passé).
Je n’ai pas encore de date de sortie en tête, mais ça sera en 2020 quoi qu’il arrive.

D’autre part, l’écriture de ce roman ne commencera qu’à partir du mois de novembre 2019 (qu’on appelle le « NaNoWriMo » chez les auteurs, le National Novel Writing Month). Je suis actuellement en train de faire la liste des sujets à aborder, donc si vous avez suivi ce blog et que vous l’appréciez (si vous le détestez… Vous avez vraiment du temps à perdre à traîner là, retournez sur Twitter ^^), et que vous aimeriez bien y faire figurer un thème ou un sujet en particulier, n’hésitez pas à me laisser un commentaire en dessous de ce post, ce qui vous permettra également de figurer dans la liste des remerciements en tant que commentateur privilégié ^^. Je tâcherai de l’aborder si je m’en sens capable et/ou que ça m’inspire.

Voilà. Je vous dit à très vite dans le bus ! (quoi c’est pas ça la phrase ? )

1an+5mois+26j : bébé mord maman à pleines dents.

 

Aujourd’hui c’est la rentrée, j’en profite donc pour reprendre ce blog qui, je suis sûr vous a manqué. Si si, je le sais, vous vous êtes même dit : « est ce que tout va bien par chez lui ?  » mais vous ne m’avez pas envoyé de mails pour prendre des news parce que bon, on se connait enfin surtout « vous me connaissez » mais pas plus que ça.
Pris entre mon nouveau job, ma promo de mon dernier livre, et la vie en généra,l j’ai laissé ce blog en pause durant de trop longues semaines, mais me revoilà avec 2/3 trucs à raconter (sans quoi je n’aurais pas publier de notes…)

Déjà, bébé va bien. \o/
Il a fait son grand retour chez l’assmat après 1 mois sans l’avoir vu depuis 2 semaines maintenant, et nous ça nous a fait du bien de reprendre enfin le boulot \o/ (c’est un des avantages d’avoir un gamin, ça vous fait aimer d’aller au job pour ne plus l’entendre brailler… même si le soir vous êtes contents de le retrouver hein… H24 pendant 1 mois c’est long). Pour le coup ça s’est bien passé, et il kiffe toujours autant sa nounou, et sa copine le kiffe un peu plus également (même si lui préfère les femmes mures mais c’est un autre débat). Un petit nouveau va rejoindre le groupe, qui mord et qui griffe : espérons que l’assmat va rapidement le mater…

Contre toute attente, les vacances se sont bien passées, même si elles ont été sportives (parce que notre bébé H24, c’est du sport)… 1 semaine avec la canicule (il a fait plus de 42°C par chez nous) durant laquelle seule sa maman s’occupait de lui (sans possibilité de le sortir l’après midi donc, ça faisait des journées un peu longues…), 1 semaine en Dordogne (#spoiler : les 6h de route se sont plutôt bien passées, même s’il a au final assez peu dormi…) où on a pu observer qu’il kiffait vivre dans un jardin (vive les airBnB) mais par contre n’aimait pas trop visiter la grotte de Lascaux (vive les pass BabySwitch… Si vous n’y avez pas été vous ne pouvez pas comprendre), 1 semaine en vendée où il a surkiffé transvaser du sable de la plage vers un seau et inversement autant qu’il a kiffé tremper ses pieds dans l’eau froide de l’atlantique mais où paradoxalement l’air marin semblait le surexcité/l’agacer plus qu’autre chose…, et 1 semaine à l’appart, où il a juste kiffé (semble t il) profiter de ses parents.


Le retour des réveils nocturnes (nécessitant un biberon de lait) est venu la veille de notre rentrée… Avait-il perçu qu’on retournait travailler et qu’un changement de vie l’attendait de nouveau ? On commence à s’en sortir (après 2 semaines) mais c’est toujours aussi relou de se réveiller la nuit et de finir la nuit avec lui en cododo…

Il ne parle pas encore vraiment, mais il commence à dire des mots. Des « papa », « maman », « bé » (pour dire « tomber » semble t il), « dogoun » (avec un son improbable pour le « goun », qu’on sait pas DU TOUT ce que ça veut dire, car rien que le son on l’utlise jamais…), « tapété » (qui peut vouloir dire : t’as pété (#loftstory1) ou télé ou on sait pas trop non plus en vrai ce que ça veut dire) et surtout « tatare » qu’il dit régulièrement après le jingle de la pub « Tartare » (ça ne peut pas s’inventer)(c’est con qu’il n’en mange pas…). Il montre de plus en plus des choses, souvent des pigeons ou des ambulances/camions de pompier, des avions ou des voitures, bref tout ce qu’il peut montrer il le montre (incluant le téléphone portable pour mater une vidéo de lui).
Si auparavant il courait en mettant les jambes sur le côté, maintenant il galope avec les jambes bien droite, (et souvent en criant). Le matin lorsque je l’amène chez l’assmat il appuie sur le bouton de l’ascenseur et du RDC, puis sur le bouton permettant d’ouvrir la lourde porte de la résidence, et il faut qu’il referme cette porte (il a un TOC avec les portes…) sans quoi il est pas bien.

Les repas ça va ça vient (en fonction de son appétit, de la chaleur et de la couleur de nos vêtements semble t il) mais surtout il faut qu’il soit tout seul (souvent avec deux cuillères, deux assiettes, un verre d’eau plein dans lequel il peut transvaser sa nourriture), il ne veut plus qu’on l’aide. Autant vous dire qu’après chacun de ses repas il faut nettoyer la quasi totalité de l’appart tellement il en met partout (vous vous retrouvez avec un gamin sortant du bain qui a du fromage de chèvre dans les cheveux ou de la banane dans l’oreille, un bonheur). Mais c’est le prix de l’autonomie. Bon l’autre truc agaçant c’est lorsqu’on fait l’effort de le sortir en poussette jusqu’au parc, et qu’une fois arrivé à destination il demande d’en descendre… pour réclamer qu’on le prenne dans les bras ! Là on est juste refait surtout qu’on y va surtout histoire qu’il se dépense un peu quoi… Bref.

Non tout irait super bien s’il n’y avait pas LE problème du moment : il mord. Mais genre à pleines dents quoi.
Alors pas n’importe qui et pas n’importe quand, il mort sa mère, et quasi exclusivement le soir. Il y a plein de raisons possibles, au-delà des dents (les 4 prémolaires sont sorties et maintenant ce sont les canines qui pointent) ça peut être des bisous d’amour où il veut croquer sa maman (alors que bon, elle ne se mange pas hein…), ou des manières de canaliser son énergie/stress/fatigue, etc. Mais à aucun moment il pense faire quelque chose de mal (contrairement aux fois où il débranche/rebranche les prises électriques où s’amuse à allumer mon ordi ou la box… où là il sait qu’il fait une connerie, vu qu’il se barre dès qu’on le chope) et c’est là tout le drame : tous les soirs, on l’engueule 2 à 3 fois (après chaque morsure en moyenne), on lui parle fort/l’engueule en lui expliquant pourquoi c’est pas bien (il se marre l’effronté) on le met au coin (là il chouine sans bouger, et en général on tient pas plus d’une minute, tellement on a le cœur meurtri de le voir comme ça), où la mère va s’isoler (et soit il pleure soit il va la chercher…), mais bref peu importe ce qu’on fait, il recommence juste après, et ça tous les jours.
La maman a les jambes couverts de bleus… c’est un bonheur (oui, elle a les jambes nues, mais il mort aussi les bras, les joues, etc…). L’assmat nous a conseillé de continuer de sévir quoi qu’étant assez surprise car il ne lui a jamais fait à elle (idem, chez elle la sieste elle le pose il dort, alors que nous… ah ah, qu’on aimerait bien que ça se passe comme ça…). Mais lui qui est si intelligent pour certaines choses, ça il capte pas que c’est pas bien et que ça fait mal.
Si certains parents proches ont connus ça chez les leurs, les versions varient : de « nous ça a duré un an, et c’était ses copains de crèche qu’ils mordaient… c’est parti du jour au lendemain » à « il s’est pris des torgnoles dès qu’il le faisait, il a rapidement arrêté » et je vous passe les « non, moi je comprends pas, le notre (qui faisait ses nuits à 3 semaines) il a jamais fait ça. Vous galérez un peu avec votre enfant, non ?  « TG TES MIGNON !« . On a tout tenté, la girafe à mordre, le camélia en pipette, le mordre (oui c’était une mauvaise idée mais on savait pas…), pleurer devant lui, le mettre devant TPMP pour le punir, hurler quand la maman se fait mordre, rien à faire, on sait que tous les soirs il va mordre la maman 3 ou 4 fois…

Bref. Espérons que comme tout le reste, ça finira par passer.

Et pour la petite histoire, je pense qu’il n’y aura pas de numéro 2. On en a discuté, et aux vues des galères avec #1, sans parler des risques (déjà grands car malformation utérine) croissants d’une grossesse tardive (madame aura 40 ans l’année prochaine), si c’est pour flipper 9 mois et au final en avoir un deux fois pire ou qui aurait un RGO 3 fois plus intense comme ça se passe chez certains numérobis, je pense qu’on va s’arrêter à un, ne serait ce que pour rendre service à l’humanité (oui, rapport à l’empreinte carbone que produit chaque enfant…).

Et vous vos vacances, ça s’est bien passé ?
Pas trop blasé d’être de retour au boulot ? Vos loulous vont bien ?

Je vous fais des bisous (sans mordre pour le coup…) et vous dit à très vite.