8mois+18j: Et 4 dents, 4 !

Non, je n’ai pas délaissé ce blog. Mais un vil mouvement d’auteur (le #NaNoWriMo, comprenez le National Novel Writing Month, un mois durant lequel les auteurs du monde entier se motivent pour atteindre un objectif de 50 000 mots à la fin du mois) sur le mois de novembre m’a mobilisé pas mal de temps ces derniers jours, d’où mon absence ici.
Pas grand chose à raconter non plus je dois dire 😉

Bébé géant continue d’exploser les stats niveau taille. 74.5 centimètres pour 8.6 kilos à la dernière visite chez la pédiatre. Il s’habille en 18 mois à 8 mois. TOUT.VA.BIEN.
Niveau motricité, depuis quelques jours il s’assoit enfin tout seul. \o/ On sentait bien qu’il était proche, à se mettre en arrière, à lever son fesse… ça y est, il a compris le truc. Bon il ne faut pas hésiter à retirer ses chaussettes lorsqu’il est par terre, sans quoi il glisse sur le parquet, mais du coup, c’est cool. Commence alors la phase d’exploration de l’appartement… (qui va de paire avec l’achat sur Amazon de protections de coins de table et de prises électriques…). Le bébé explorateur est forcément attiré par les fils, qu’il adore mettre dans sa bouche, autant dire qu’il faut tout le temps l’avoir à l’oeil.

Son dernier jeu consiste à faire un bruit de bouche (avec la joue, je ne sais pas s’il existe un terme précis pour le définir, du coup je vous laisse imaginer, si vous faites « crrrrhhh » sur un coin de la bouche, ben c’est ça), ce à quoi on lui répond par ce même bruit de bouche, ce qui l’enchante, car ça lui donne vraiment l’impression d’échanger, et ça le fait souvent rire aux éclats. Les doses de biberons ont augmentées, le soir on est maintenant sur du 270 avec des céréales. S’il le finit très souvent en s’endormant dessus, malheureusement ça ne résout pas le problème du réveil trop tôt le matin, trop régulièrement on est sur une nuit de 19h30 à 5h30.
J’aimerais dire « toutes les nuits se ressemblent, sont paisibles, etc », mais… Ce serait vous mentir 🙂
Il y a certaines soirées qui sont très agréables (donc il n’y a aucun réveil du coucher jusqu’au lever, même si l’heure du lever, elle, ne varie pour le coup quasiment jamais), et d’autres durant lesquelles on est juste au bout de notre vie (souvent d’ailleurs les soirées durant lesquelles je suis au sport et que maman veille seule (et désespérée) sur bébé)(l’assMat m’a demandé si je pensais que bébé s’en rendait compte, et faisait exprès d’être relou les soirs où seulement sa mère pouvait le gérer), parce qu’il y a des réveils toutes les 20 minutes environ, souvent dès qu’il est posé dans son lit ou une dizaine de minutes après, le tout en montrant une ferme envie de ne pas dormir du tout (genre sourires, rires, etc…). Hier, ça s’est terminé par un 180ml à minuit trente, et malgré tout il y a eu un dernier réveil à 1h15… Ce qui ne l’a pas empêché d’être au taquet, dès 5h30. Youpi. On approche, parait-il, de la phase d’apprentissage de la séparation.
On va dire que c’est le dernier truc un peu agaçant, ça plus le fait qu’il lutte à s’endormir (surtout la journée). Autant sur nous il n’y a pas de problème, mais seul dans son lit, c’est souvent synonyme de larmes.

Idem pour les matins, où chaque début de journée est différent. Parfois, lorsque je me réveille il est endormi et je dois être synchro pour le réveiller à tant pour le départ chez l’assMat. Certains jours il est grognon (bizarrement souvent lorsqu’il ne s’est pas rendormi depuis 5h30), d’autres non. Des fois je lui donne le biberon et il s’endort sur moi une quinzaine de minutes avant de partir, et d’autres fois comme ce matin, il n’a qu’une petite faim et surtout aucune envie de dormir (il reste tant de choses à explorer dans cet appart, dont le meuble télé qu’il prend plaisir à vider..;)

Chose marrante, il s’est enfin familiarisé avec un petit doudou, qu’il tient toujours en main (bon s’il s’endort sans malgré tout hein). Il va rapidement falloir qu’on retrouve son clone, afin de le remplacer si jamais il le perd…

Ah oui, j’oubliais, ça y est, les 4 premières dents ont enfin finies de percer ! 2 en haut, 2 en bas. Il aura pris son temps mais a sorti celles du haut à une semaine d’intervalle (celles du bas étaient dehors depuis ses 3 mois… Monsieur je ne fais rien dans les règles…). Une chance qu’il supporte bien les suppo de doliprane, sans quoi nous on aurait pas supporté ce poussage de dents…
La diversification continue de plutôt se bien se passer, et maman s’amuse (sur la totale durée de notre week-end) à lui faire cuisiner et lui faire goûter plein de choses. Il est plutôt souvent satisfait de ces nouvelles saveurs, qu’il prend plaisir à dévorer. La viande a été introduite il y a peu, l’oeuf, puis le poulet, puis là c’était du veau il y a peu. Seul le céleri semble être un peu allergène pour l’instant, mais il faudra qu’on revérifie ça.

Le week-end passé a également été l’aboutissement de longues heures de recherches sur Internet afin de définir quel était le meilleur siège bébé (avec rotation de 360°), le cosy commençant à devenir un peu limite niveau taille, en vue des prochains déplacements familiaux aux alentours de Noël. Nous avons finalement opté pour sans doute le meilleur, le Dualfix iSize de chez Britax. (lien non sponsorisé hein) qu’on a été retirer en magasin (le modèle est souvent en rupture de stock), pendant que ma mère (qui avait pensé nous offrir le siège bébé « sans marque » de chez Auchan)(c’est mignon et tellement loin de notre mode de pensée que je me devais de le préciser) s’occupait de garder bébé (ça s’est bien passé, mise à part lorsqu’elle a voulu lui donner le biberon, et qu’elle n’a pas réussi à trouver le bon embout… et que donc ça fuyait pas mal).


Reste plus qu’à me motiver pour l’installer dans la voiture, grand flemmard bricoleur que je suis, ça devrait être simple comme bonjour (j’espère !). J’espère que vu le prix (on l’a trouvé à 500€ neuf), on ne sera pas déçu. Je vous raconterai ça dans une prochaine note…

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7mois+18J: Vomissements liés à la 3ème dent qui pousse ?

L’assMat nous a appris il y a quelques jours que la copine de bébé avec laquelle ils étaient depuis mi septembre et qui grandissait avec lui allait bientôt changer. Dur.
Officiellement, les parents lui auraient dit qu’ils galéraient avec la petite la nuit, assez pour envisager de prendre quelqu’un à domicile pour les seconder la nuit (ça existe vraiment ça ?).
Officieusement, après avoir demandé la vision de l’AssMat, bien évidemment désagréablement surprise de voir un enfant partir si prématurément (mais totalement sereine sur le fait qu’elle retrouvera un remplaçant de l’âge de bébé rapidement) : « les parents de ce bébé sont de grands angoissés (genre pire que ma copine et moi, ce qui est rassurant pour nous !) et visiblement, ça les dérange que j’amène trop souvent leur enfant au parc, idéalement je pense qu’ils apprécieraient qu’elle grandisse dans une bulle… »
Voilà. ça pique, non ?

Enfin bon, peu importe. Pas de changement pour nous, bébé profitera pleinement de l’assMat (que nous on kiffe à 200%) le temps qu’elle lui trouve un nouveau pote, en espérant que cette fois le feeling sera au rdv pour tout le monde.

Bébé donc, grandit bien.
Il continue de découvrir la position à 4 pattes qu’il maîtrise maintenant parfaitement. S’il ne recule plus, il n’avance encore pas totalement, on va dire que pour l’instant il glisse, surtout lorsqu’il veut obstinément atteindre un objet qu’il convoite. Inutile de dire que son excès d’énergie reste omniprésent… Le soir, c’est tout bonnement usant de le voir s’agiter (à 4 pattes il avance d’avant en arrière en prononçant des « ca » à tout va…), alors qu’il est temps pour lui d’aller se coucher. On se dit qu’il va devenir urgent d’investir dans les protèges coins de table, et pour les protections des différentes prises… (ça doit faire 3 mois qu’on se le dit, on va finir par agir pour de vrai… )(ou alors on le fera une fois qu’il se sera cogné…)

Niveau sommeil on va dire que « dans l’ensemble ça va ». Il commence à se caler régulièrement sur du 21h/5h30 voire parfois comme ce matin 6h du mat. On redoute néanmoins le changement d’heure prévu ce week-end, parce que si le réveil à 5h30 devient un réveil à 4h30, avec un bébé à 100% une heure et demie trop tôt, ça va piquer…

dent du haut

Sa dent du haut (côté gauche) est « ENFIN » visible. La coquine qui se fait attendre depuis cet été a enfin pointé le bout de son nez depuis hier, amenant son lot d’interrogations avec elle.
Si on ne s’inquiétait pas des diarrhées à répétition des derniers jours (qui n’avaient jamais lieu chez l’assMat, allez comprendre pourquoi… Je pensais qu’elle plaisantait lorsqu’elle lui souffle à l’oreille : « tu te souviens du pacte qu’on a fait ensemble ? pas caca chez moi ? « ), on a commencé à cogiter (bon, doucement hein, en tentant de se convaincre sans cesse « c’est sûrement pas grave ») lorsque ce matin, pendant les jeux sur le lit des parents, précédant le départ de la maman au boulot ET le réveil (mode #gueuledansleculcartroptôt) du papa, il a vomit la totalité de son biberon de 90 ml, pris 1h30 plus tôt. Drap, vêtements de bébé, peluche, tout y est passé…
« joyeux réveil !« . Je relativise en me disant que s’il avait fait ça 2 minutes plus tard, j’aurais du tout gérer tout seul… (et que j’aurais bien galéré…)

Afin de ne pas heurter mon lectorat en montrant des images de vomi, je préfère vous montrer cette image de chat mignon (sans aucun rapport avec l’épisode de ce matin donc)

 

Youpi !
Il nous avait rarement fait ça, jamais dans la totalité (bon à vue d’œil hein…). Par chance, une demie heure plus tard, il a accepté de reprendre un 120ml sur lequel il s’est comme à l’accoutumé endormi. Après une courte sieste, je l’ai amené chez l’assMat en mode « il n’a pas de température pour l’instant, mais vous nous prévenez s’il revomit… »
Si la matinée s’est passée sans soucis, l’heure du déjeuner a été un peu compliquée : refus du biberon de lait mais acceptation de la purée, et s’est conclue par un vomi de l’intégralité de la purée (là encore on a pas été vérifié) dans son lit deux heures plus tard pendant la sieste, ce qui nous a poussé à prendre rdv (en mode on sait jamais) chez le médecin demain matin, découvrant ainsi la joie des congés « enfant malade ».

En épluchant quelques sites sur Internet, j’ai trouvé de tout sur le combo « dents qui poussent + vomissements« . Sachant qu’en plus, ce soir il a un peu de fièvre (37.9 vs 37.2 ce matin). Certains sites attestent que c’est normal : « la sur salivation peut parfois être la cause du vomissement », lorsque d’autres sites précisent que trop souvent, le « poussage des dents » cache d’autres syndromes, comme par exemple une gastro (tant que c’est que ça, c’est pas bien grave, de toute façon il sera bien malade un jour, ce petit bout…).
Sachant que concrètement, la gastro, il y a pas grand chose à faire, si ce n’est prendre son mal en patience (surtout lorsqu’on change 3 fois de suite les fringues sur lesquels il va se vomir dessus toute la journée), et attendre que ça passe tout en surveillant la déshydratation (il suivait déjà un traitement de probiotiques depuis quelques jours).

Pile avant le week-end de changement d’heure. PARFAIT !

Affaire à suivre donc…

7mois+5J: où ça commence à aller mieux.

Bébé a eu 7 mois il y a quelques jours. Il change tellement…

Chaque jour apporte son lot de surprises. Après avoir passé de longs jours à peu « gazouiller », comme s’il mettait toute son énergie à comprendre comment se mettre à 4 pattes (ce qu’il arrive maintenant à faire, même si pour l’instant il va surtout en arrière et galère à ramper en avant) depuis quelques jours il « regazouille » enfin.
Des « ah », qu’il dit en permanence. il répond par des « ah » lorsqu’on s’adresse à lui, se fait remarquer par des « ah ». Des fois il dit des mots, qui ne sont pas encore intelligibles, des suites de consonnes et de voyelles, avec par fois des « r », et des « c » dedans. On applaudit à chaque fois qu’il réussit à le faire, car on sait que c’est un gros effort de sa part. Il nous sourit, et se sent fier. Du coup on se sent encore plus joyeux de lui avoir donné un moment de fierté. ❤

Gros changement dans notre vie sinon, il dort « enfin » totalement dans sa chambre. Bon, l’attention n’est pas moins relâchée vu qu’il y a un babyphone qui nous permet de nous lever au moindre bruit douteux. S’il fait des longues nuits (en général aux alentours de 8h), un des soucis est qu’il rentre souvent épuisé de chez l’assistante Maternelle, et qu’en gros il tombe de fatigue entre 19 et 20h après (ou parfois pendant) un dernier biberon de 240ml (du coup il y a souvent des réveils « bib » vers 3/4h du mat…). Si par le passé on pestait lorsqu’il s’endormait sur son bib (rapport au rot qu’il est alors compliqué à faire faire sans le réveiller, et que si on le fait pas on sait qu’il faudra le faire une heure plus tard vu qu’il se réveillera en pleurant parce que ça le gêne), on regrette maintenant cette période (où il s’endormait sur son bib donc), car la demie-heure qui est maintenant nécessaire à ce qu’il se calme/se détende/accepte de s’endormir est souvent un calvaire… Bébé lutte pour s’endormir, de peur de louper quelque chose sûrement… Souvent ça se reconnaît lorsqu’il lâche de longs gémissements, là on sait que l’endormissement est proche. Mais une fois endormi, en général il ne se réveille plus trop (surtout s’il a fait son dernier rôt). Jusqu’à il y a peu on veillait jusqu’à minuit pour un biberon pour aller jusqu’à 6h, mais maintenant ce n’est plus trop le cas, et ce n’est pas plus mal.
Bon niveau organisation on ne va pas se mentir, la maman tombe de fatigue (littéralement) vers 20h30/21h, et va au lit (après une heure passée dans le canapé dans un demi sommeil) vers 22h, ce qui fait que c’est tout le temps elle qui s’occupe du biberon de la nuit et du réveil vers 5h30/6h (et ce malgré le fait que je me lève parfois pour l’aider, genre chauffer le biberon ou aller chercher bébé dans son lit et lui apporter sur le canapé). Par chance, elle n’a besoin que de peu d’heures de sommeil et s’endort très rapidement ce qui n’est pas mon cas. De plus avec mon activité sportive bi hebdomadaire qui me fait rentrer vers 23h, je ne peux décemment pas prendre un rythme de vie où je m’endors à 21h, ce serait la plaie les soirs d’entraînement…

On a longtemps repoussé le moment où on allait le faire dormir dans sa chambre. Initialement on voulait solutionner le problème des barreaux (il se coinçait les jambes dedans, mais au final en gigoteuse le problème ne se pose pas…), mais vu que les tours de lit sont dangereux…,. On voulait faire ça le week-end afin de pas trop galérer s’il ne dormait pas, mais à chaque fois les vendredi ou samedi soir on le déposait machinalement dans le lit parapluie de notre chambre, jusqu’à ce que je prenne la décision à l’improviste de le poser dans sa chambre après un ultime biberon à minuit un samedi soir.
La première nuit nous a fait drôle (surtout à moi, vu que maman dormait profondément) mais elle s’est déroulée sans accroc et jusqu’à présent, il ne semble pas trop souffrir de la séparation et d’avoir à dormir « seul dans sa chambre ». Pourvu que ça dure…

Une dent en haut semble vouloir sortir, mais cela fait plus d’une semaine maintenant qu’elle s’est annoncée, sans qu’il y ait d’avancées concrètes. Malgré tout, sa gencive est violacée, il y a au quotidien « défonçage de la petite girafe ou de la tétine » pour se faire les dents, on ne sait pas quand est ce qu’elle sortira, mais elle se fait sacrément désirer. On lui donne parfois un doigt à mordiller, mais depuis que ses 2 dents du bas sont (bien) sorties, c’est souvent très douloureux pour nous… (c’est que ça mord déjà bien à cet âge là…)

Comme il fallait s’y attendre, le rituel de l’assistante maternelle que je gère le matin est devenu une routine pour bébé et pour moi. Chaque matin est malgré tout unique, car chaque nuit est différente, et l’appétit de bébé tous les matins varie d’un matin à un autre (en fonction souvent de l’heure du dernier biberon la nuit). Parfois il a très faim à 6h et défonce un 180ml, parfois il n’a pas faim (et peine à finir son 90ml), et vu que chez la nounou elle les nourrit à heure fixe (aux alentours de 11h), il faut parfois faire un petit complément à 8h pour éviter qu’il se mange une main (c’est une image hein…). Parfois j’ai le droit à un changement de couche avec plein de caca (genre ce matin). D’autres matins, je n’ai pas de couches à changer (bizarrement je préfère ces matins là…). ça dépend des jours.
Il est hypersensible au bruit me confiait l’assmat ce matin, ce qui complique les épisodes de sieste lorsque sa partenaire (de 6 mois son aînée) se réveille en pleurant/hurlant (alors qu’ils ne sont pas dans la même pièce…), et donc le réveille. Elle se retrouve alors avec 2 bébés qu’il faut rendormir. Autant vous dire que le soir, la nounou m’a confié qu’elle était au bout de sa vie à force de prendre sur elle toute la journée lorsque ce genre de scénario se produisait.
Bon c’est un peu son métier et elle est payée pour ça, mais franchement, je suis admiratif, car je sais que moi je ne pourrais pas, je péterais un câble (ou un mur) si j’étais dans ce genre de situation.

Pour le reste, j’ai été hier faire mon premier vaccin contre la grippe, bébé oblige. « Et j’ai même pas pleuré eu mal !  » (oui car même si je suis un adulte, je reste un homme qui est super douillet lorsqu’il s’agit de se faire piquer… « je suis un homme, j’ai mes faiblesses« ).

Il y a beaucoup de nouveaux nés autour de moi en ce moment, ce qui m’oblige à vous poster la vidéo suivante (qui est tellement réaliste… (par chance, notre bébé, lui, est beau. Enfin c’est ce qu’on nous dit en tout cas…))

 

6mois+20J: La chute.

Je n’ai pas d’excuse.
Je ne peux même pas dire que la petite nuit y est pour quelque chose… Et dieu sait qu’elle a pourtant été compliquée : après un coucher suite à un biberon (avec céréales) à 21h : réveil à 23h45, 00h45, 2h (biberon de 120), 5h (biberon de 150), puis 6h30 (#jesuisauboutdemavie).

Mais ce n’est même pas à cause de ça.

Quelques mois avant les vacances de cet été, c’était pourtant déjà arrivé à la maman, un dimanche matin. Un instant d’inattention et bébé était tombé du canapé par l’arrière.
Etant dans le lit à ce moment là j’ai juste entendu sa maman pousser un cri, et des pleurs… J’étais partagé entre l’agacement et la colère vis à vis d’elle, qu’elle ait pu le laisser un instant sans surveillance et que « ça » se soit passé, et le fait que ce n’était sûrement pas grand chose, et que dans sa vie il retombera de nombreuses fois et se fera mal.
Mais bon, sur la tête… ça peut rapidement être plus grave.

Bref, ce matin, j’étais donc blasé de voir que bébé ne voulait pas de son pourtant habituel biberon de 8h, 3h après le précédent (bon, il faut dire qu’il semblait assez déphasé de par sa petite nuit…). Blasé également de découvrir avec un demi étonnement seulement (mon nez me l’avait spoilé) une couche remplie avec autre chose que du pipi. Youpi.
L’heure du départ chez la nounou approchait, et j’ai posé bébé sur le canapé, bien calé dans un coin. Il a commencé à se mettre en avant, mais ça va, il semblait ne plus bouger sur le ventre et je le surveillais.
Et puis je me suis dirigé vers l’ordinateur pour fermer ma session. Je l’ai vu. Il était à 3 mètres de moi, et il a commencé à ramper vers le bord du canapé. J’ai bondi, mais il était trop tard, bébé était déjà tombé par terre, la tête la première.

C’est indescriptible le flot de pensées qu’on peut avoir dans ce moment là. On se traite de tous les noms, d’incapable, d’infanticide, on se dit qu’on ne survivrait pas si par le plus grand des malheurs c’était sa dernière chute, on s’imagine les pires choses. Et puis de suite, les pleurs.
C’est con, mais c’est la meilleure chose qu’il peut y avoir après une chute, ça veut déjà dire qu’il n’y a pas de perte de connaissance.
Je l’ai immédiatement pris dans les bras, l’ai rassuré, lui ai parlé, non sans asséner un violent coup de pied au canapé à cause de qui c’était arriver (oui, dans ce genre de cas on a envie que « ça sorte » d’une manière ou d’une autre…).
Les pleurs n’ont durés qu’un court interminable instant, 2 minutes à peine, assez pour me mettre dans tous mes états.

A ce moment, on se sent partagé entre la chose atroce qui vient de se passer, « mon bébé vient de tomber la tête la première contre le parquet« , et entre la relativité qui essaie de nous rassurer : « bon, en même temps, le canapé doit faire 70cm de haut, il est tombé la tête en avant, c’est un peu comme s’il marchait et qu’il soit tombé de toute sa hauteur au final.  »
Et puis on se dit qu’il y aura d’autres chutes, et qu’il faudra longtemps pour qu’on cesse de flipper à chaque fois qu’il tombera. Peut-être même qu’un jour il se cassera un bras, une épaule ou une jambe. Ou pas.

A défaut de lui mettre de l’hémoclar (absent dans notre pharmacie…) je lui ai passé un gant d’eau froide sur la bosse qui commençait à apparaître. Je l’ai vu sourire en se voyant dans le miroir même si je le sentais quand même borderline.
Je l’ai par la suite posé (par terre cette fois-ci) un court instant, histoire de mettre ma chemise et pour l’habiller avant de le sortir, il s’est remis à pleurer… La peur de l’abandon et/ou le gros chagrin, sûrement plus lié à la surprise qu’à la douleur… Je l’ai repris dans les bras et il s’est immédiatement calmé.

Une fois habillé, je me suis rendu chez l’assMat comme tous les matins. Honteusement, j’ai avoué sur messenger à la maman mon crime, en précisant bien « chacun son tour ». Comme il fallait s’y attendre, elle a paniqué, m’a sermonné qu’il ne fallait pas le laisser sur le canapé sans surveillance. Sans surveillance « A PORTÉE DE BRAS ».
J’ai tout raconté à l’AssMat (ainsi que la nuit merdique) afin qu’elle surveille d’éventuels effets secondaires. Elle m’a rassuré comme quoi ce n’était sûrement pas grave, qu’il y en aurait d’autres, et que ça l’a sûrement plus surpris qu’autre chose. Par chance, il n’y a que lui dont elle s’occupe aujourd’hui.

Et puis je me suis confessé à ma mère et à ma sœur (le cercle familial en quelque sorte).
Ma mère m’a rassuré (comme elle a pu, me disant qu’une bosse sur le front était moins grave qu’une bosse sur la tête) et m’a rappelé qu’à l’âge de un an, je suis tombé du haut des escaliers avec ma ferme Fisher Price dans les bras (ah c’est pour ça ? ah ah. TG).

Sérieux, le modèle existe encore… D’ailleurs quand on ouvre la porte elle fait « meuh »…

Mon frère aussi est tombé lui, du haut d’un escalier, atterrissant sur du marbre. Cette lointaine époque où il n’y avait pas de sécurités dans les escaliers… Et pour le coup, mon frère et moi sommes toujours vivants (la ferme aussi va bien, peut-être même que bébé en héritera durant les vacances chez sa mamie).

Petit enfant, petit tourment, grand enfant, grand tourment.

Pour l’instant, l’AssMat ne nous a toujours pas appelé pour nous dire qu’il y avait une quelconque forme d’effet secondaire suite à cette chute.
Je suis zen, super zen, zen de ouf (en vrai je flippe ma race mais j’essaie de me convaincre que tout va bien…)

6mois+19j: RDV des 6 mois, et le bilan de ces premiers jours chez l’assMat.

71cm, 8,4 kilos (ou 9,4 kilos, la maman n’était pas sûre à 100%).
« Il pourrait même être un peu plus lourd pour sa taille, il est plutôt svelte ! « 
« Qu’il en profite, son papa était pareil, mais après 35 ans (et l’arrêt du sport) ça s’est gâté ^^ ».
Sur ce petit auto-tacle personnel, quelques news du front.

Donc bébé grandit bien, grossit bien, et tout va pour le mieux. Toujours en haut des courbes, au dessus de la moyenne, ce qui fait la fierté de son papa.
Toujours aussi plein de vie, toujours aussi épuisant.
Un de ses nouveaux jeux consiste à s’extirper de son transat et donc à tomber par tere, ce qui est super « lolilol« , surtout lorsqu’il se fait mal. Mais bon, c’est comme ça qu’il apprend (espérons).

Il découvre sa aussi voix, et adore faire des vocalises lorsqu’il est « au bout de sa vie » et qu’on essaie de l’endormir sur notre épaule, ce qui est toujours un bon moment (surtout si le réveil a lieu à 4h30 du mat et qu’après un 150ml, il n’a aucune envie de se rendormir…).

Dans les prochaines aventures que je raconterai peut-être ici, je décrirai comment on a réussi à le faire dormir dans le lit de sa chambre

(pour l’instant il est toujours dans notre chambre dans son lit parapluie… ça sent la note épique).

Dixit la pédiatre, il se peut que ses réveils nocturnes (lorsqu’il ne fait pas 20h/6h), pas forcément réguliers mais trop souvent accidentels (2 à 3 fois par semaine environ) soient liées à l’Inexium qu’il n’arrive pas à prendre correctement quotidiennement (il en vomit souvent une bonne quantité… C’est une activité que je ne supporte pas faire, même si je sais que c’est pour son bien c’est la maman qui se charge dans une tétine, ou à la pipette lorsque le coup de la tétine ne fonctionne pas…). De ce fait, on va attendre encore quelques semaines/mois avant de supprimer cet IPP.

 

 

Le point « énigmatique » de la séance du jour, c’est « le rajout de la protéine et le passage au lait 2ème âge« .
Si la pédiatre (qui va d’ailleurs déménager d’ici l’année prochaine, un mal pour un bien ? ) nous a donné le feu vert pour le lait 2ème âge, elle nous a dit d’attendre encore un mois (7 mois donc) pour commencer le rajout des protéines.
Oui sauf que… « Sur les Internets » (je sais que c’est une expression de vieux mais je m’en fous, je l’aime bien elle me fait sourire) il est marqué la plupart du temps, que le commencement du lait 2ème âge doit avoir lieu dès lors qu’il y a au moins un repas constitué exclusivement de protéines/fruits/légumes (sans lait donc). Avec ce détail bien précis : « vous pouvez commencer vers le 6ème/7ème mois ».

Super.
Paye ta précision.
Sachant que si le lait 2ème âge apporte du fer (ce qui ne va pas arranger l’odeur des couches…) il est également à priori moins calorique que le lait actuel (dont bébé abuse en quantité ces derniers temps)… Donc on ne sait trop que faire, et à défaut de commencer le 2ème âge, on va juste tester le rajout de céréales dans le lait, afin de voir si ça le cale plus. Parce que le coup de « 4 biberons » de 210/240 par jour, ça nous fait juste sourire tellement c’est impossible avec lui… (on est plus sur 6 x 180/210ml). Tout en sachant que malgré ce qu’il bouffe, il est au bon poids, ce qui est plutôt rassurant.

Voilà pour le point pédiatre du 6ème mois.

Du côté de l’AssMat, cela va maintenant faire une semaine et demie que j’amène bébé (4 jours sur 5).
C’est dur au niveau du sommeil on ne va pas se mentir, une demie heure en moins, surtout avec la reprise du sport ça pique, mais ça me permet d’avoir le matin une petite heure en tête à tête avec lui, ce qui bien évidemment est un plaisir, même si parfois c’est un peu compliqué et il faut savoir gérer avec perfection le timing.
Dans le genre, mettre ma chemise au dernier moment si jamais il y a un petit reflux après le changement de couche, ou gérer l’endormissement de telle sorte à ce qu’il ne soit pas endormi en le déposant chez sa nounou, histoire qu’il me voit lui dire au revoir. Dans l’ascenseur lorsque je le descends, c’est des sourires en veux tu en voilà avec « monsieur miroir ». Comprend-il que c’est lui dans le reflet ? Je ne saurais dire, je sais juste qu’il me cherche du regard dans le miroir et que ça le fait rire. C’est fun.
En chemin, en fonction de l’avance que j’ai, je fais parfois des petits détours histoire de choper une arène Pokemon (oui, je joue à ce jeu, j’espère que ça ne choque personne ce détail ?)(et à ce propos je cherche des amis !!!! mon code est le 5389-4262-7550), et à 8h45 pétante je sonne chez la nounou. Le brief de la nuit, du dernier biberon, des questions si j’en ai, je lui donne le sac à dos avec la compote/purée du jour dans la poche isotherme avant du sac à dos « à tête de monstre » puis je plie la poussette et me rends ensuite le cœur léger à mon taf.
Tout se passe bien avec elle, on a vraiment un bon feeling et il revient toujours épuisé mais ravi. Le soir lorsqu’il me voit franchir le seuil de la porte il n’est que sourire, et c’est un vrai bonheur de le voir heureux de la sorte.

Niveau motricité, l’assMat nous a conseillé de ne pas trop le laisser assis (ce qui est pourtant bien pratique niveau autonomie…), tant qu’il ne sait pas totalement s’asseoir seul et donc se retourner. Son dos ne serait peut-être pas assez prêt à priori… Pour réussir, il doit donc commencer par le stade « 4 pattes », ce qui devrait l’aider à se retrouver assis (note : penser à investir dans les protèges coins de la table basse et dans les protèges prises)
Incroyable ce que l’instinct de la motricité pousse le bébé à faire quand on y réfléchit…

Voilà à priori à quoi ressemble les stades de motricité

Par contre nous avons du faire face à une bonne grosse galère en fin de mois : la première feuille de paye de l’AssMat !

Naïvement, je m’attendais à ce qu’elle nous présente une facture, un peu comme un indépendant, et à ce qu’on lui fasse un virement ou un chèque (les mois prochains seront moins compliqués à calculer car il n’y aura pas les 2 premières semaines d’adaptation) sauf qu’il n’en est rien… Nous sommes son employeur donc c’est à nous de lui dire combien elle va toucher.
Il parait que certaines AssMat agissent différemment ou filent un coup de main dans l’exercice…
Malheureusement je ne pourrais pas vous expliquer dans le détail comment nous avons procédés, étant donné que c’est la maman qui s’est occupée de faire le calcul final (vive le tableur Excel et le site Pajemploi pour s’aider !).

Je ne peux que souhaiter bon courage à toutes celles et ceux qui auront droit à cette petite partie de plaisir 😉

6mois+10j: Ce que les gens qui n’ont jamais eu d’enfants ne comprennent pas (et qui m’agace)

Aujourd’hui a été la première matinée où j’ai amené bébé chez l’assMat (synonyme donc de : la maman a repris le boulot aujourd’hui), et ça s’est plutôt bien passé.
Voilà, c’est dit.

Passons maintenant à mon coup de gueule du jour.

Ce matin à la pause café, une collègue, quadra sans enfant (mais qui a gardé plein de fois ses petits neveux donc « qui sait » ce que moi je sais pas), nous raconte que son copain qui avait déjà 2 groupes de musique s’est lancé dans un 3ème projet.
Je soupire, en me disant « la musique en groupe me manque tellement… »
S’en suit le dialogue suivant :

– Pourquoi tu ne (re)cherches pas un groupe ?
– Parce que bébé demande trop de temps…
– Faut arrêter de dire que lorsqu’on a un bébé on a plus le temps de rien, c’est pas parce que t’as un gamin que la vie doit s’arrêter !

Fin de discussion, et début de l’argumentation de mon coup de gueule (pour rappel, c’était déjà elle qui pensait que si bébé dormait peu et pleurait beaucoup c’était parce que ses parents étaient des grands angoissés, et qu’il y a toujours une raison pour laquelle un bébé pleure) :

Resituons un peu le papa que je suis.
Fils de musiciens (de parents donnant des cours de musique plus précisément), faire de la musique a toujours fait partie de ma vie. Faire du sport aussi (mais ça, c’est pas vraiment mes parents qui m’ont inculquées ces valeurs…).
Il y a quelques années de cela, 3 soirs par semaine j’allais me dépenser physiquement en tapant dans un ballon, et le 4ème soir j’allais faire saigner ma Gibson dans un studio avec des potes avec lesquels nous faisions du rock (le 5ème soir en général, j’allais faire des courses… à l’époque les commandes/livraisons ne s’étaient pas encore démocratisées sur Internet…)
Bon, durant cette époque, j’étais également célibataire à plein temps hein… Pas de temps suffisant à consacrer à une copine. C’est d’ailleurs suite à ma première grosse blessure que j’ai rencontré « mon ex ».
Mais bref, peu importe.

Si par chance (et une bonne grosse dose de négociation avec madame, pas aussi accroc que moi à la compet et au sport d’équipe) j’ai toujours pu continuer le sport en étant en couple (qui me consacre encore 2 soirs par semaine plus un dimanche toutes les 3 semaines pour les matchs à domicile), au niveau musical j’étais un peu au « chômage technique » (comprenez sans groupe actif) lorsque ma copine est tombée enceinte.

Durant cette période, j’ai « malgré tout et vainement » tenté de monter une formation, puis auditionné à droite à gauche, avant et après son accouchement, mais très vite je me suis rendu compte que les choses ne seraient plus jamais pareil, l’investissement étant trop important.
Si faire du sport a l’avantage d’être bien délimité par des créneaux horaires (les entraînements tout du moins, je ne parle pas des matchs en déplacement), faire de la zique est un travail du quotidien ou presque si l’on fait ça sérieusement : s’exercer sur son instrument, préparer/écouter/déchiffrer/travailler les morceaux jusqu’à les automatiser, préparer la promo d’un concert/aller au concert/monter le matos/faire le concert/démonter le matos du concert/revenir et dormir 2 jours pour récupérer de l’énergie dépensée et de l’alcool assimilé.
J’en ai rediscuté d’ailleurs cet été avec un pote, zicos lui aussi, avec lequel j’avais fait par le passé quelques buffs : « Tu as arrêté la musique n’est ce pas ? ». On ne peut rien te cacher. Plus le temps.

Mais si lui me comprenait parfaitement, « des gens » (qui n’ont pas eu d’enfant mais qui savent quand même mieux que toi comment ça se passe) n’arrivent pas à capter, à quel point un bébé te vampirise ton temps. Enfin peut-être pas TOUS les bébés, mais le mien c’est le cas.

Durant les semaines/mois où maman gardait bébé toute la journée (notons bien c’était un choix de sa part, mais vu notre bébé, ce choix était certains jours épuisant), lorsque je revenais le soir de mon taf, j’étais son bol d’oxygène, un des rares moments où elle pouvait faire autre chose que de « gérer bébé », ce qu’elle n’avait pas pu faire de sa journée. La voir faire la grimace lorsque je lui disais « bon ben je pars à mon sport » n’était pas très agréable, parce qu’elle devait prolonger sa garde encore quelques heures, le soir n’étant pas forcément le moment le plus simple à gérer, lorsque la fatigue fait perdre patience, et que bébé s’agace de ne pas réussir à s’endormir, et qu’il devient totalement ingérable.
Alors me voir tous les soirs quelques heures, à pratiquer mon instrument… Rajouter 1 soir par semaine une répèt (tout mis bout à bout compter 4 heures, 3h de répèt plus 30min A/R), plus parfois des concerts en we, ou en semaine… Non, définitivement pas.
Aujourd’hui, les week-ends, rien que m’isoler dans mon bureau (comprenez l’espace où je peux faire des trucs perso, comme bosser mon roman, glander sur le net, faire des jeux vidéos ou faire de la zique) j’ai besoin d’une autorisation « implicite » de maman. Je pourrai le faire sans ça, mais… Je pense que c’est mieux qu’elle m’autorise, que j’ai bien « gagné » mon temps de loisir, parce que j’ai sorti bébé au parc le matin et passé l’aspirateur par exemple.

Certes, ce n’est peut-être pas pareil partout, mais chez nous ça marche comme ça en tout cas. C’est peut-être pas la meilleure des techniques, mais on est toujours ensemble pour l’instant, c’est déjà ça, non ?
Après avec des si… : Si bébé dormait 1h le matin et 2h l’après midi « TOUS LES JOURS » (et pas un jour sur deux le rendant totalement ingérable le soir), « DANS SON BERCEAU » (et non sur la maman ou le papa parce que si on le met dans son berceau au bout de 10min il se réveille alors que sur nous il peut dormir plus d’une heure), et qu’en plus « IL FAISAIT SES NUITS » (mais genre toutes ses nuits, pas une nuit sur deux) avec des horaires décents (pas 19h30/Minuit/4h30 HEY JE SUIS AU TAQUET, comment ça c’est pas l’heure ?), et qu’on vivait « EN THEORIE », et non pas en PRATIQUE, peut-être que les choses seraient différentes.
Mais les choses sont ainsi, et bébé est comme il est.

« Faut arrêter de dire que lorsqu’on a un bébé on a plus le temps de rien, c’est pas parce que t’as un gamin que la vie doit s’arrêter ! »
On va pas se mentir, j’étais le premier à crier cette phrase, et à gueuler sur un précédent chanteur d’un précédent groupe lorsque sa motivation et son implication dans la formation s’est violemment effilochée à la naissance de son premier enfant.

J’ouvre une parenthèse : ça me rappelle cette connaissance, une femme très belle mais bien trop impliquée dans son taf, ce qui ne lui permet (semble-t-il) pas de rencontrer un mec (ou pas le bon), et même si elle se dit prête à lever le pied niveau pro le jour où elle rencontrera le bon, le fait est qu’elle est célibataire depuis des années (mauvaise technique d’approche que de penser à l’envers…). Son mur FaceBook étant rempli de publications sur « des photos de chats mignons » et des photos du sien, le cliché est complet et total : je prédis qu’elle finira vieille fille ou en tout cas sans enfant, c’est à peu près sûr. Nous discutions elle et moi du projet « bébé », voyant ses dernières années (de fécondité) arriver à grand pas, et elle me confiait : « ça ne me dérangeait pas de faire un bébé toute seule (avec un papa uniquement là pour la fécondation donc)(et non je doute que c’était une perche tendue vu que j’étais déjà en couple)(enfin maintenant que j’y repense… Bon c’était pas la question de base). Faudra juste que j’ai quelques heures par ci par là pour aller faire du shopping ».
Intérieurement déjà à l’époque, je m’étais dit un big « LOL » qui prend d’autant plus son sens maintenant que je suis papa depuis 6 mois.
Je referme cette parenthèse.

Et puis la vie m’a rappelé à l’ordre et j’ai par la suite compris ce que mon chanteur avait vécu.
« Passer une soirée avec des potes, pour dîner ou pour faire un tarot ? «  : compliqué, vu que maman s’endort à 21h30 tous les soirs… La faute aux petites nuits souvent en plusieurs fois. Mais c’est pas l’envie qui nous manque hein… C’est juste l’énergie.
« Reprendre les cours de danse, de rock et de salsa en couple ? «  ou « se faire une sortie ciné ?  » : ah, mais on a pas de maman pour nous garder bébé… Prendre une babysitter c’est compliqué, financièrement et humainement, déjà que les cours de danse coûtent un bras… Avec le budget AssMat qui nous ponctionne 1000€/mois en plus, c’est déjà bien tendu.
« Aller voir un pote en voiture, perdu dans le fin fond du 94, à une heure de route ? «  : ah ouais, mais c’est chiant une heure de route. Déjà avant qu’on ait un bébé c’était chiant, mais ça l’est encore plus maintenant. Parce que si bébé s’endort pas c’est une heure de pleurs, vu qu’il veut pas être dans son cosy… Et s’il dort après c’est compliqué s’il a commencé la nuit et qu’il faut le déplacer… Donc si on fait une heure de route, c’est qu’on dort sur place… Et je parle pas de le faire s’endormir dans son lit parapluie et le reprendre à minuit, dans le genre comment le déstabiliser, c’est parfait !
« Tu as joué à la dernière extension de WOW ? «  (bon j’ai pris WOW comme exemple, mais j’ai arrêté d’y jouer depuis 2ans, 3mois, 4heures et 26 minutes (environ) mais j’aurais pu prendre n’importe quel jeu vidéo nécessitant du temps pour le poncer) : ben non, parce que j’ai de moins en moins de temps à me consacrer pour moi… Enfin si, je pourrais, mais au risque que notre relation avec maman se termine par une séparation avec comme excuses « j’en ai ras le bol que tu t’occupes jamais de lui et que je sois la seule à tout gérer !  » (il parait que des couples ont explosés en vol à cause de comportements dans ce genre…)(ah et j’y pense : faire un gamin cimente un couple ? Ah ah. Best joke ever. ça permet de faire exploser au grand jour les fissures du moment ouais…).
– « Tu fais un peu ta princesse à faire les matchs à domicile, mais à refuser de faire les déplacements pourtant sympa à Rennes, Nantes ou St Brieuc… » : ben ouais. Mais déjà je t’emmerde, et en plus, vu que je vois pas ou peu bébé de la semaine, à un âge où il grandit bien trop vite, si en plus je prends tout mon dimanche sans le voir, à faire 4h de TGV (lorsque les villes de destination sont accessibles en TGV…) pour aller prendre une déculottée par les premiers de la poule en 3 sets et 45 minutes de jeu et que je dois laisser « maman » s’occuper du ménage/repassage/ avec en plus l’occupation et la gestion de bébé le tout pendant « la » journée consacrée aux prépartions de compotes/purées de la semaine…

– « Et sinon, pourquoi tu (re)cherches pas un groupe de zique ? « .

J’ai envie de dire « cf tout ce qu’il y a marqué au dessus… ».
Mais si on fait un résumé :
– parce qu’un bébé ça s’élève à deux, et que du temps j’en aurai plus tard lorsqu’il sera un peu plus grand, plus autonome, qu’il sera peut-être en vacances chez une de ses deux mamies.
– parce que si j’avais voulu garder toute ma vie du temps pour moi, ben peut-être que j’aurais refusé de devenir papa tout simplement ?
– parce que faire de la zique c’est un peu plus que faire des répèts une fois par semaine.
– parce que je fais déjà 2h de sport 2 fois par semaine, et que déjà ça c’est bien.
– parce que mon père passait tout son temps à se consacrer à ses activités personnelles et que jamais il n’est venu me voir à un de mes matchs, ou que jamais il ne m’a aidé dans mes projets de groupe de rock, et que je ne suis pas, et ne veux pas être comme mon père.
– parce que le sport j’en fait encore pendant que mon corps me le permet, mais que de la musique il n’y a pas de date limite et que donc je pourrai (j’espère) continuer à en faire demain, enfin plutôt après demain vu que demain j’ai déjà sport.

 

Et surtout à toi, qui n’a jamais eu d’enfant (et non, tes neveux que t’as gardé 3 week-ends dans ta vie ça compte pas vraiment) mais qui sait mieux que nous à quoi ressemble la gestion temporelle d’une vie lorsqu’on a un bébé, ce que c’est que d’avoir à gérer un nourrisson etc,

Sache que du plus profond de mon âme :  JE T’EMMERDE.

Bisous.

6mois+4j: Premiers jours d’adaptation.

Alors pour les novices qui traînent par hasard sur ce blog, « l’adaptation » qu’est ce que c’est ?

Officiellement c’est la période durant laquelle les parents accompagnent leur bébé à la crèche ou chez l’assMat pour qu’il apprenne à passer sa journée sans eux.

Officieusement, c’est la période la plus dure qui précède la « liberté retrouvée de la maman », où bébé va cesser d’être avec la maman la journée (ou le papa ou les deux pour les rentiers), mais où il sera avec une personne qui sera « payée » pour s’occuper (du mieux que possible, en théorie)(enfin on l’espère très fort) de lui. Pour certaines personnes, cette atroce période est surtout le synonyme de « séparation », et c’est souvent bien plus dur pour la mère que pour le père. Allez comprendre pourquoi…

Chez nous, elle a commencé la semaine dernière.
Le premier jour, la maman est restée 45 minutes avec lui.
Le second jour, elle est restée une heure avec lui.
Le troisième jour, elle est restée une heure, et s’est absentée un petit quart d’heure.
Je vais pas faire tous les jours, mais là on en est rendu à « bébé est chez l’assMat le matin jusqu’au milieu d’après midi« .

Il a fait la connaissance d’un bébé de 2 mois son aînée, une petite fille. Atteinte d’un RGO également, contrairement à lui, elle n’est alimentée que par du lait de riz (et donc est plutôt constipée). L’assMat voulait 3 enfants mais finalement n’a que 2 bébés, ce qui n’est pas si mal pour le coup, vu les caractères. L’arrivée de notre bébé a visiblement été bénéfique pour les deux.
Mais ça n’a pas été forcément facile… Car à 6 mois et quelques jours, notre bébé arrive petit à petit dans la phase de « sauvagisation » (mot nouveau que je viens d’inventer, rappelant la période où nos bambins deviennent « sauvages »), étape que sa collègue avait franchi il y a quelques semaines, ce qui a rendu encore plus difficile son adaptation à elle, commencée une semaine plus tôt…
Lui qui était si détendu face à des étrangers par le passé, est petit à petit devenu un peu plus sauvage, ou plutôt méfiant, et ce même face à des visages qu’il avait connu par le passé (les membres de ma famille qu’il a vu cet été par exemple). Thats life.

Par chance, l’AssMat est vraiment bien, le feeling avec elle est excellent. La maman retrouve donc petit à petit du temps pour elle, pour faire ces milliards de choses qu’elle avait mis de côté. Elle souffle un peu, trouve le temps de se poser dans le canap et de rien faire (synonyme de candycrush ou de netflix donc), ou juste savoure un déjeuner en prenant son temps et sans pleurs (ou sans bébé sur les genoux).
Mais l’un n’empêchant pas l’autre, elle me confiait hier, peu après midi, être impatiente d’aller le chercher et compter les heures avant les retrouvailles car « ça y est, il me manque déjà »…

Je dois bien admettre que pour moi, la reprise du boulot étant synonyme de « calme toute la journée », bébé ne me manque pas plus que ça lorsque je pars travailler.

Certes, hier étant rentré un peu tard j’ai été un peu triste de juste voir la maman le poser, déjà endormi, au lit sans que j’ai pu eu l’opportunité de le voir, de l’embrasser, le serrer ou l’embêter quelques instants.
Mais en contre-partie, ce matin, également pour me préparer à la semaine prochaine où dès lundi, ce sera moi qui devrait m’occuper de le déposer le matin, c’est moi qui l’ai amené chez l’AssMat (j’attendais ce moment avant de faire une note à ce sujet ^^)

Bon la maman était avec moi hein…
Avant de partir, elle m’a confié et rappelé mille choses à ne pas oublier, du coup je lui ai changé la couche (rappel de quelques points essentiels vu que je le fais assez rarement pour ne pas dire quasiment jamais, je sais c’est pas bien, pas taper  : « je ne suis qu’un homme, moi aussi j’ai des faiblesses »). Puis elle m’a listé oralement tout ce qu’elle avait mis dans le petit sac à dos pour sa journée : un TShirt propre, un sweat, un body de rechange, sa purée pour le midi, son bob et ses lunettes : penser à ne pas oublier de prendre ce petit sac à dos…

Une fois chez l’AssMat je l’ai sorti de la poussette. Une aubaine qu’elle soit à 5 minutes à pied de chez nous. Bébé a reconnu un visage familier, et a commencé à lui sourire, son fameux sourire de charmeur (qu’il tient FORCEMENT de son papa).
Et puis il a fallu lui confier. S’en séparer. 
Et là, je dois bien admettre avoir été le premier surpris de me sentir « peiné », de le confier à quelqu’un qui n’était pas de mon sang ou du sang de la maman. « Une inconnue qu’on paye », et en qui on a pleinement confiance, mais qui n’est pas de nos clans.

Je lui ai malgré tout donné, sans rechigner.
Bon ça n’a duré qu’un instant et je n’ai même pas pleuré hein. #jesuisunmecjepleurepas.
Et puis on lui a expliqué qu’on allait partir (ne jamais partir en loucedé, car il comprend déjà beaucoup de choses à cet âge), et qu’on reviendrait le chercher ce soir (ou cet après midi).
On est parti.
C’était fait. Mon baptême d’adaptation.

L’AssMat nous a envoyé quelques photos cet aprem, où on le voit assis (oui depuis quelques jours il arrive à se tenir assis, un énorme GAP lui permettant d’avoir un peu plus d’autonomie…) avec sa collègue (je vous avais déjà dit que parfois il y avait des bébés moches ? non ? ben parfois il y a des bébés moches), puis une autre photo sur laquelle on le voit jouer à l’extérieur dans un parc, cette fois-ci couché sur un tapis (et avec une expression du visage où il me ressemble énormément à son âge, ce qui est rare vu qu’il ressemble plutôt à sa mère d’une manière générale).

Ce n’est pas lui mais il a la même peluche !

Dans quelques jours, c’est moi qui m’en occuperai tout seul et en totalité, de 7h40 à l’arrivée chez l’AssMat à 8h45.
Si aujourd’hui ça me terrorise (la peur de ne pas savoir faire certaines choses, d’être gauche ou de ne plus profiter « pleinement » de mes matinées pépère devant mon ordi avec mon café), je sais (enfin j’espère très très très fort) que ça ne durera que quelques jours, et qu’une fois habitué ça deviendra un super moment de partage.
De là à dire que j’ai hâte… C’est un autre sujet 🙂