1an+1mois+16j: Tout ça pour ça…

– Ça va, passé un bon week-end ? Ouh la, t’as des cernes !
Quel jeune parent n’a jamais eu un message dans ce genre de bon lundi ?
Et on a tous envie de répondre « PUTAIN J’EN PEUX PLUS JE SUIS AU BOUT DE MA VIE, POURQUOI JAI FAIT UN GAMIN BORDEL ! JE VEUX REVENIR A MA VIE D’AVANT !  » Mais dans la vraie vie on sourit, et on dit juste « week-end un peu compliqué, mais ça va ».

Et dans mon cas, week-end un peu compliqué, rime avec SOS médecin. Alors qu’on était pas chez nous, hein sans quoi ça serait pas drôle…
Ça a commencé vendredi par un début de fièvre. 38.5 au coucher la veille, et qui s’est confirmé durant la prise de température et l’absence d’appétit le midi chez l’assmat. Nez qui coule clair, pas de quoi s’inquiéter… Un Doliprane et ça passera.
Sauf que Doliprane après Doliprane, ça passait pas. Toutes les 6h, dès lors que l’effet du médoc se dissipait la fièvre remontait. 38.5 avec une pointe à 38.9 le vendredi soir.
Allait-on remettre à un autre jour notre voyage dans la belle-famille pour Pâques ?
Si moi je me suis vraiment la question, ma copine ne se l’est pas posée.

Durant les 2h de route (que j’appréhendais vu le we rouge en RP) on a eu droit à un petit vomito (forcément, qui dit fièvre dit peu d’appétit donc biberon de lait tardif donc vomito…) puis un gros dodo jusqu’à l’arrivée à destination, où une fois encore la fièvre était au rdv, contrairement à l’appétit, qui lui se faisait attendre. Dommage pour la belle purée à base de produits de la ferme voisine que la belle maman avait préparé…
Le rdv à 14h chez SOS médecin avait été pris. Verdict ? « il a la gorge rouge, mais c’est tout. Il faut bien surveiller et nettoyer que ça ne descende pas dans les bronches ».
Il nous a prescrit de l’Advil en complément au Doliprane, à alterner toutes les 3h, du spray pour le nez, et un autre suppo pour éviter la congestion.
On a beaucoup hésité avec l’Advil.

Petit point scientifique (pour les inculques dont je faisais partie) :
Le Doliprane fait partie de la famille du paracétamol, c’est un anti-douleur, alors que l’Advil fait partie de la famille des ibuprofène est un donc anti-inflammatoire. Sauf que s’il peut bien soulager, il peut aussi en contre-partie masquer une surinfection… L’autre point c’est que bébé et les sirops (l’Advil n’existe à priori pas en suppo), ça fait 24. On a cependant réussi « une fois » à lui enfourner au fond de la gorge (sans qu’il ne le recrache en mode jet d’eau, contrairement au sirop de Doliprane qui a fini en beau dessin contre le mur) et on ne va pas se mentir, les résultats de l’Advil ont été super bénéfiques… Jusqu’à ce que la fièvre ne remonte, je referme la parenthèse et reviens au fil de mon histoire, que tu es impatient, lecteur/lectrice de dévorer #auteur).

J’en ai profité, vu que le médecin semblait particulièrement prédisposé à répondre à nos questions à l’interroger sur ces 2 points qui nous taraudent ces derniers temps (et vu que tous les avis médicaux sont bons à prendre…) : les réveils nocturnes à base de petits cris (terreur nocturne ? ) et ce putain de biberon de lait de 270 dont on arrive toujours pas à se passer alors qu’il a 13 mois maintenant.
Pour les 2 points, il nous a dit que tout dépendait du métabolisme de l’enfant, que chaque enfant était différent, et qu’il fallait le temps que la structure du cerveau se construise (la partie permettant on va dire d’optimiser la gestion de la nuit), et qu’il n’y avait pas grand chose à faire, si ce n’est s’armer de patience et d’attendre que ça se calme tout seul. (ça peut aller jusqu’à 3 ans, nous a t il gentiment spoilé pour conclure…).
J’étais inquiet que ça puisse être lié à du diabète (il y en a potentiellement du côté de mon père, même si aucun de mes frères/sœurs n’en ont), mais il m’a rassuré (ou pas) en me disant qu’en général, le diabète se détectait soit par prise de sang… soit suite à un coma (no comment…). Bref, on a une ordonnance pour faire un test pour voir si sa grande soif peut-être lié à ça, mais rien n’est moins sûr (parce que réussir à le garder sans manger pendant 6h… ça tournera à l’exploit)

Le week-end a continué avec la fièvre qui remontait régulièrement aux alentours de 39°/39.5 au fur et à mesure qu’on s’approchait des 5/6h de prise de Doliprane. Contrairement à ce qui était prescrit, on a pas trop alterné avec l’ibuprofène, le paracétamol faisant bien son job. Dimanche matin cependant on était à 2 doigts de partir aux urgences, suite à la prise d’un suppo de Nifluril (à base d’ibuprofène et en suppo, vu comme il avait rejeté le doliprane en sirop, on savait que le suppo serait le seul moyen de lui filer le produit…). On pensait que ça le calmerait mais il a eu pas loin d’une heure de pleurs… Possiblement lié à une réaction douloureuse d’un énième suppo sur un temps relativement court, ou au fait qu’il découvrait la douleur et qu’il trouvait ça pas top. On saura jamais, la seule chose c’est qu’au final un peu d’air frais lui a fait du bien, et qu’il s’est remis à gambader. Sur le retour en RP il a pas mal dormi en voiture, pour compenser la nuit de merde qu’il nous a une fois de plus fait passer, essentiellement à cause de ses difficultés à respirer, le nez se remplissant sans cesse de liquide transparent. Lundi en fin d’aprem, on a commencé à voir les premiers signes d’une rémission, la fièvre étant moins forte et remontant moins vite, mais toujours pas d’appétit pour le solide (ce qui est totalement normal lorsque les bébés sont fiévreux… Par chance il buvait pas trop mal du lait et surtout beaucoup d’eau).
« Moi je serais toi j’irais aux urgences » m’a confié ma sœur (ce à quoi je me suis juste borné à un « ok »), vu qu’on était sur le 4ème jour de fièvre et qu’en gros on doit s’inquiéter après 3 jours si la fièvre ne descend pas, mais ma nièce (interne urgentiste) n’était pas de cet avis (et j’ai préféré suivre son bon conseil… vu sa spécialité…). L’appétit pour le solide a timidement commencé à revenir hier soir, dès lors qu’on est passé sous la barre des 38°C sans traitement.

Ce matin, petite forme mais plus trop de température (37.9°C), le temps sans doute que l’organisme se remette. Je l’ai donc amené chez l’assmat en lui faisant un topo. En repartant, j’ai croisé la mère de sa petite copine de nounou avec laquelle bébé passe ses journées : « Alors, bon we ?  »
Elle (la mère hein, vu que la petite fille ne parle pas encore…) m’a raconté avoir passé 3 jours atroces, durant lesquels la petite (de 3 mois plus jeune que le notre) n’arrivait pas à redescendre en dessous de 40°C malgré les traitements. Du coup, hier ils ont été trainés aux urgences (3h d’attente \o/), pour qu’au final on leur annonce :  « Ben en fait c’est rien, juste un gros rhume ».

Conclusion : on a bien fait de pas y aller (on était mieux à siroter nos bières vu qu’on est devenu alcoolique depuis qu’on est parent…), en suivant notre instinct et non les recommandations familiales/sur Internet. Bien costaud ce rhume pour que la fièvre monte autant… (Je persiste à se dire qu’on se tue à envoyer des fusées sur Mars alors que putain UN VACCIN CONTRE LE RHUME serait tellement plus bénéfique…)

Tout est bien qui finit bien…
Au delta du fait que son putain de rhume et sa putain de fièvre… C’est moi qui l’ai maintenant.


Faites des enfants qu’ils disaient \o/

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1an+25j: ça y est, bébé galope.

Je crois qu’il n’y a pas un jour depuis la dernière note où je me suis dit « ALLEZ, JE POSTE AUJOURD’HUI ».

Du coup j’avais plein de trucs à raconter… Le problème de sommeil résolu (ça a duré 2 jours…), le problème de sommeil toujours pas résolu (et ces phrases : « tu es motivé pour ne pas avoir de frère et sœur dis donc), bébé au center parcs (mais ayant peur de me prendre un procès tellement ma vision a été biaisée par le comportement capricieux pour ne pas dire insupportable du moment de bébé je vais éviter), au final je vais me concentrer sur cette nouvelle phase dans le développement de bébé qui est : ça y est, bébé marche. Il galoperait presque.
C’était au retour du Center Parcs (où monsieur a kiffé chouiner pendant la totalité des balades dans les longues allées de la forêt de pins sans la moindre trace de pollution, parce qu’il préférait être dans les bras de sa maman… #relouinside). On était sur le point de réinvestir notre appartement parisien, fraîchement repeint des dommages générés par ce p…. de dégâts des eaux qu’on avait depuis l’été 2017, (expliquant 2 semaines de déplacement à droite à gauche) lorsqu’on a fait un passage par chez ma mère (qui possède un grand jardin), c’est là qu’a été le déclic.

Si vous suivez ce blog, vous n’êtes pas sans savoir que bébé traversait (ça va mieux même si c’est pas encore ça) une phase : « je suis une glue auprès de ma maman ». Ça a été le cas lorsqu’on l’a laissé pour la première fois sur la terrasse du jardin, il ne déscotchait pas de sa mère. Et puis à un moment, elle s’est assise au milieu du jardin, profitant de ce magnifique temps qu’on a eu il y a 2 semaines de cela. Bébé s’est alors élancé (il marchait déjà hein, mais pas autant), en faisant des petits cercles, autour de la maman. Et puis il s’est éloigné d’un mètre, puis de deux, puis il avançait, sans que rien ni personne ne vienne le gêner, découvrant ainsi dans des petits gloussements de bonheur « la marche ». Je m’imaginais ce qu’il pouvait se dire dans sa tête « HEY MAIS JE MARCHE, TAIN C’EST TROP COOL DE OUF ! Hey, ça va vachement plus vite qu’à 4 pattes ! Le monde est à moi, Yahhhhh ! »

Le petite délire a duré une quinzaine de minutes (quasi filmé en totalité par les smartphones présents des parents admiratifs et de la mamie gaga), avant qu’il ne reprenne son mode glue. Forcément ça l’a bien épuisé, ce qui nous a permis de rentrer plus sereinement en voiture jusqu’à notre point de destination.

Petite interlude (parce qu’on a tous connu ça) : nous avons eu la super bonne idée de faire le vaccin baptisé « ROR » (Rubéole Oreillons Rougeole, ou le contraire) la veille de notre départ en voiture (c’était recommandé de le faire AVANT l’éventuelle séance de bébés nageurs dans le center Parcs). Bébé jusqu’à présent supportait plutôt bien de rouler, eh bien le lendemain du vaccin, il était pas trop dans son élément, et du coup il a « baptisé » la voiture. Je vous passe les détails, laissant place à votre imagination (surtout olfactive). Par chance, c’était dans les 5 dernières minutes de notre voyage, mais sachez que j’ai jamais pu récupérer l’odeur de neuf de la voiture (voiture qui va avoir une dizaine d’années mais qui ne sentait pas le vomi en tout cas). Et pourtant c’est pas faute d’avoir nettoyé et renettoyé, pulvérisé et aéré, mais rien à faire… Snif.
A noter que pour ce vaccin, contrairement à pas mal de bébés pour lesquels il y a une grosse montée de fièvres 8 à 10 jours plus tard (ce qui collait avec notre « retour » du center parcs, autant dire qu’on était pas serein), lui n’a rien eu, une chance.
Je referme l’interlude (primipares, profitez de la bonne odeur de neuf de votre voiture, et dites vous que si vous avez un jour des enfants, ça ne durera pas..).

Du coup, depuis ce jour qui tombait quelques jours après son premier anniversaire donc, bébé marche 90% de son temps. Profitant de ce bonheur qui consiste à se déplacer à 2 pattes et non à 4, il peut maintenant « déplacer des choses » avec ses mains, pendant qu’il marche. C’est donc avec beaucoup de bonheur (on le suppose) qu’il vient vers nous avec des livres qui font du bruit pour qu’on lui lise (enfin qu’on appuie sur le bouton de la vache qui fait « meuh », et sur le poussin qui fait « cuicuicui »). Une manière de dire « hey, occupez-vous de moi plutôt que d’être sur vos smartphones, bande de parents ingrats/indignes » (on assume, on est des mauvais parents). Il peut également augmenter sa zone d’exploration de l’appartement, et va maintenant régulièrement vérifier que la baignoire est bien toujours là, et surtout il scrute avec attention « qu’est ce qu’il y a dedans ». C’est un peu comme sa cachette, il n’est donc pas rare d’y retrouver des choses assez variées, allant de ses jouets de bain (qu’il sort de son petit sac parce que c’est fun), des chaussettes, des éléments de sa table d’éveil, les télécommandes de la télé (lorsqu’on a fini par lui céder pour avoir 2 minutes de paix) ou encore nos smartphones (qui prouvent chaque jour un peu plus à quel point ils sont sacrément groundproof, vive les Samsung).

Un bonheur n’arrivant jamais seul, cette nouvelle étape a apporté son lot de nouvelles conneries qu’il peut maintenant faire : comme par exemple ouvrir la poubelle de la cuisine, et en sortir tout ce qu’il peut y trouver. De plus, maintenant qu’il marche au parc, sa nouvelle connerie (qui n’a duré qu’une session pour l’instant) : mettre dans la bouche tout ce qu’il trouve par terre, incluant « des cailloux ».

Il faut savoir que c’est un vrai ramasse miettes, et qu’il pris la vilaine habitude de tout mettre à sa bouche, ce qui n’est pas bien méchant lorsque c’est des restes de biscuit ou de pain, mais lorsqu’il s’agit de cailloux, de mégots ou de verre, c’est pas le même délire.
Si la maman est rapidement partie en live lorsqu’elle l’a vu mettre son premier caillou dans la bouche, je lui ai rapidement expliqué (à la maman hein) après avoir expliqué à bébé qu’il ne devait pas le faire, que ça faisait partie de son développement naturel que de mettre les choses dans la bouche, et que « l’ingestion de cailloux » était assez rare chez les bébés, parce qu’ils sentent qu’ils peuvent pas le manger, et le recrache.
« Ça lui fait ses anticorps » pensais-je, mais il est compliqué de lutter contre certains instincts de survie de la mère (j’ai rapidement volontairement préférer oublier cette vérité, parce que ça n’aurait pas servi à grand chose de lui raconter ^^).

À noter que je fais bien la différence entre un caillou et un morceau de verre ou de mégots hein. Bref, tout ça pour dire que la marche apporte son lot de nouveautés dont un qu’on avait pas vu venir : l’achat de chaussures.

Pour une personne lambda, n’importe quelle chaussure va à bébé, et c’est simple de l’habiller. Voilà.

Et puis il y a notre bébé 🙂 qui a un « coup de pied fort » (ou fort coup de pied).
Alors je vous passe l’évolution entre générations où vous et moi avons appris à marcher avec des chaussures rigides, alors que maintenant on est plutôt pour une chaussure « souple » (et que les parents comprennent pas mais bon, c’est un vaste débat sans fin).

Le coup de pied de bébé, comprenez « le dessus du pied » est fort ou plus potelé qu’un bébé lambda, ce qu’il fait qu’il ne peut pas rentrer dans une chaussure lambda (qu’on avait pourtant essayer de lui mettre mais qui lui avait fait revenir direct au 4 pattes, preuve s’il en est qu’il n’était pas à l’aise dedans). Il nous a donc fallu aller dans une boutique de chaussures pour bébé, pour lui trouver chaussure à son pied (sans mauvais jeu de mots) : des Kickers à scratch. Et depuis qu’il les a, bébé galope encore plus (avec toujours un objet dans chaque main, histoire de voyager utile…) (et surtout ma sœur ne peut plus avoir son mot à dire à la question « il va falloir que vous lui achetiez des chaussures, il ne pourra pas marcher indéfiniment en chaussons… »).

Pour la prochaine note, je vous parlerai de l’erreur que font beaucoup de parents d’acheter des jouets à leurs enfants, alors qu’une simple bouteille de jus d’orange vide OU une boite métallique de céréales pour bébé (qui fait du bruit quand on tape dessus) et son couvercle (que bébé n’arrive pas à mettre mais que si vous vous le mettez il va chouiner jusqu’à ce que vous le retiriez) suffisent à l’occuper pendant toute une journée voire plus (je tease mais en vrai j’en parlerai pas, c’est juste une manière de finir cette note hein…)

1 an.

Je me souviens de la soirée d’il y a un an comme si c’était hier.
Le film « les visiteurs » en fond, puis les douleurs au dos, les premières contractions, le départ à pied jusqu’à l’hôpital à proximité, l’ouverture du col dans une petite salle à 4cm car toutes les autres étaient prises, les hurlements à la mort de ma copine, puis la péridurale à 7cm, la fin de la douleur, la descente, l’épisio, et son petit visage qui apparaît, légèrement violacé : « te voilà… enfin ».
Et puis les pleurs, alors que ses yeux voient la lumière pour la première fois. Pleurs qui auront duré 2 heures avant qu’on ne calcule qu’il avait faim (et qu’il galérait à se nourrir au sein…). Il me tient le doigt alors que je tente de lui parler pour le réconforter, en attendant et espérant que le placenta finisse par tomber…
Il est 1h52. Je suis papa.

Il y a un an, la petite crevette mesurait 51cm pour 2,9 kilos. Il y a quelques semaines durant la dernière visite chez le pédiatre, il mesurait environ 78cm pour 10,8 kilos (comme moi à son âge, 38 ans plus tôt).
Un an déjà.

petit coeur ❤

Alors par quoi commencer ? Les bons ou les mauvais côtés ?
Je vais alterner, comme ça les primipares qui sont de passage sur ce blog pèseront le pour et le contre avant de s’engager 😉

+ Je suis papa. C’est un peu de moi, un peu de sa maman, un peu de nous. Je pourrai lui transmettre tout ce que je sais, que j’ai appris. Mais je ferai des erreurs aussi alors que j’espère pourtant ne pas en faire…

– Je suis papa. De ce jour j’ai à vie ce process qui tourne en tâche de fond dans mon cerveau : la bonne santé/le bien-être de mon enfant. Les premiers mois seront terriblement durs, car les nombreuses crises de pleurs seront souvent sans raisons compréhensibles (surtout si comme nous il y a un RGO…). Je vois loin certes mais, je sais qu’un jour, il nous enterrera (en espérant que ça soit dans ce sens là), moi et sa mère, ou sa mère et moi. (nan mais attendez il y a d’autres points positifs hein ! C’est juste bon de garder en tête qu’on est pas immortel…)

 

+ Je suis papa. Je fais maintenant partie du grand club des « jeunes parents ». Je sais maintenant à quoi ressemble un nourrisson, un bébé de 3 mois, de 6 mois d’un an, à quelle période les dents poussent, vers quand on commence à marcher et les étapes avant. Je suis incollable dans la table de 3 (si toi aussi tu prépares des biberons à partir de lait en poudre tu m’as compris) et je peux dores et déjà bavarder « biberons et langes » avec des jeunes ou des vieux papas.

– Je suis papa. J’avais bien dormi pendant 37 ans… Une chance ! Car depuis un an, je crois qu’on peut compter sur les doigts de deux mains le nombre de nuits « complètes » (comprenez 23h/7h30) sans un réveil (incluant les nuits que j’ai passé en dehors de chez moi…). Certains parents n’ont pas de problème avec leur premier enfant, d’autres c’est la nourriture, la motricité, la croissance… Nous le problème avec lui, c’est le sommeil.

 

+ Je suis papa : (avant) bébé dormira dès ses premiers mois, tout seul, dans son lit.

– je suis papa : en vrai si le cododo dans notre lit lui permet de pas trop se réveiller, du coup on a remis le lit parapluie dans notre chambre pour rien ? …

+ Je suis papa. J’ai la joie certains soirs ou certains matins de voir bébé accourir vers moi pour me faire ce qui ressemble à un câlin, ou juste de voir son visage s’illuminer lorsqu’il me reconnaît il n’y a rien de plus agréable au monde (enfin si vous avez vu le spectacle « Pulsions » du mec de « Bref » il y a le rangement de DVD mais bon, c’est un autre sujet que je n’épiloguerai pas ici)

– Je suis papa. et avec la maman, nous n’avons plus vraiment de vie sociale. Nos sorties en tête à tête son plus que rare, et la voiture nous la prenons lorsque nous allons montrer « l’héritier » à nos familles. Les soirées avec des amis, même chez nous c’est compliqué étant donné qu’à cause du problème du sommeil et des nuits fragmentées… maman s’endort en général entre 19h et 21h. Chaque interlude extra pro que je me fais est un trésor de négociation avec maman (je pense au sport), qui à cause der son manque d’énergie n’a pas grand chose à m’offrir en échange…

 

+ Je suis papa. Et j’ai découvert ce qu’était l’amour fusionnel… Entre la maman et son enfant 😉 Et par chance, j’ai eu du cul d’être avec une maman qui a l’avantage de dormir vite et qui est plutôt matinale. Avec le Zebulon qu’on a, c’est plutôt cool.

– Je suis papa. Et putain le nombre de fois où on s’est pris la tête avec la maman… Je crois qu’on ne s’était jamais autant engueulé que depuis qu’on a un enfant. Oh ce n’est pas souvent très méchant… Et c’est souvent à cause de la fatigue. ça peut être parce qu’elle ne capte pas qu’il a faim, parce que je pète un câble car je les vois pleurer tous les deux ou parce que je suis fou de voir qu’il est tombé par terre à cause d’un moment d’inattention de sa part pendant son endormissement (c’est vachement résistant aux chutes un bébé… une chance ceci dit !)(et pour le coup, les béquilles qu’on jette par terre, de rage, ça aide au côté « colérique » de la situation, même si ça ne diminue pas les pleurs hein…). Avec le recul, je rigole doucement quand j’entends les phrases types « on va faire un enfant pour cimenter notre couple ». Un conseil à ceux qui disent ça : testez l’échangisme, ça marche pas mal aussi pour voir si votre couple est un couple solide.

 

+ Je suis papa. Et depuis quelques semaines, je peux voir mon fils commencer à marcher… Et… Il marche mieux que moi.

– Je suis papa. Et depuis le 14 février (bonne fête chérie <3), je me déplace avec des béquilles… (d’où le fait qu’il marche mieux que moi avec ses petits pas hésitants). ça ne durera qu’un temps certes (en vrai je ne les ai plus depuis deux jours, j’ai ce qu’on appelle une « botte de marche » pendant encore 4 semaines) mais en attendant, bébé marche plus vite que moi lorsque je marche sans plâtre (si si). Si c’est chiant d’avoir une fracture du péroné (vive le sport en plus c’était même pas de ma faute…) « lorsqu’on a pas d’enfant », dites vous que lorsqu’on en a un… Comment vous dire… Je n’aurais que cette suggestion : « Réfléchissez à deux fois avant de vous casser quelque chose lorsque vous êtes parents (même si je me doute qu’on fait RAREMENT (pour ne pas dire jamais) exprès de se péter quelque chose…). »

 

+ Je suis papa. Et je peux enfin être comme mes frères et sœurs, être fier et totalement gaga de ma descendance.

– Je suis papa. Et… On ne parle plus de « ma descendance » (enfin surtout des problèmes qu’on a avec, autour du sommeil) avec ma famille ou avec les amis, parce qu’il y a une trop grande différence de génération entre ma mère ou ma sœur. Bien trop de solutions aux problématiques qu’on évoque sont périmées (comme le sucre pour les dents ou la technique du 5/10/15) pour le coucher. De plus, on s’est rendu compte qu’autour de nous, tous les parents voudraient absolument qu’on élève notre enfant comme eux, parce qu’ils ont la solution à tout. Une proche pense qu’elle a bien réussi à éduquer son fils, je trouve que personnellement continuer de faire faire les devoirs à son gamin de 18 ans parce qu’il n’est pas capable d’être autonome n’est pas une preuve de réussite… mais bon (on verra dans 17 ans).

 

+ Je suis papa. Avant j’avais des principes… Maintenant j’ai un enfant.

– Je suis papa, et mon enfant dormira à 3 mois, il marchera tôt, parlera tôt, sera autonome et saura s’amuser seul avec ses jouets, dans ses couches ça sentira la rose comme chez sa mère (parait-il) et être parent ça sera de la rigolade ah ah. Voilà à peu près quelques clichés que j’avais en tête avant qu’il y a un an, ça me tombe dessus. Depuis un an, croyez-moi, je ferme bien ma gueule.

 

+ Je suis papa. Je participe au renouvellement du sang Français.

– Je suis papa. L’empreinte écologique de cet enfant est énorme (comme tous les bébés hein…)… (bon en même temps ça compense avec tous les voyages en avion qu’on fait plus parce que… parce que c’est chiant 🙂 )

+ Je suis papa. Je ne poste pas de photos de mon enfant sur les réseaux sociaux (enfin rarement… Et jamais de face).

– Je suis papa, et dès que je vois quelqu’un qui me demande des nouvelles, je lui montre la dernière photo en fond d’écran de mon smartphone. C’est tellement cliché mais voilà, c’est comme ça. (du coup je me demande, avant les smartphones les jeunes parents avaient en permanence un album photo de leur gamin sur eux ou comment ça se passait ? )

 

+ Je suis papa, et je prends plaisir à amener bébé chez l’assMat tous les matins. C’est fou d’ailleurs de voir cette valse de poussettes avec les jeunes parents derrière…

– Je suis papa, et honnêtement, même en arrêt de travail, je ne me verrais pas passer toute la semaine à le garder… (bon les vacances arrivent donc… on va pas tarder à y avoir droit…). En vrai, je critiquais les mères qui préféraient aller au parc ou rester chez elle à « ne rien faire » tout en laissant paradoxalement leur petit loup chez la nounou. J’ai une vision toute autre maintenant… Parce que la vache, un bébé niveau vampire à énergie et à temps, CandyCrush c’est que dalle à côté niveau chronophagie, on est pas au même niveau…

 

+ Je suis papa. Et il y a quelques jours, bébé a prononcé son premier mot (autre que Tatatatatata hein). C’était « maman ».

– Je suis papa. Et « papa » ça a été son deuxième mot, qu’il n’a prononcé qu’une fois jusqu’à présent, alors que j’avais la brosse à dent électrique dans la bouche (et que donc je n’ai entendu que brièvement).

 

+ Je suis papa : tu dormiras mon fils. Et tant pis si on doit pratiquer la technique des 5/10/15, et tant pis si tu pleures. Je vais tâcher de tenir bon. Au moins 5 minutes. Voire 4 minutes 30. Ou 3 minutes c’est bien aussi on va y aller mollo.

– Je suis papa : et… ok, tu viens de te vomir après 5 minutes de hurlements, et je viens de te changer… et tu viens de revomir dessus… Faisant hurler de rage ta mère et paniquer ton papa devant aller chercher un lange propre à l’autre bout de l’appartement en sautant sur une jambe… Ok. Tu ne veux pas faire la sieste ou te rendormir seul dans ton lit ? On va s’arranger.

 

+ Je suis papa : pas d’écran avant 3 ans.

– Je suis papa : enfin d’un autre côté, si on peut avoir la paix 2 minutes hein… Tant pis, on est des mauvais parents, c’est pas grave. On assume. Tiens, prend aussi les télécommandes puisque c’est ton kif.

 

+ Je suis papa : avant je pensais que le plus dur lorsqu’on devenait parent c’était les couches.

– Je suis papa : maintenant je sais que le plus dur, c’est de mal dormir depuis un an.

 

Voilà dans les grandes lignes mon bilan, après une année dans la peau d’un papa.

Toi qui passe par ce blog, sache que notre bébé demande qu’on s’occupe particulièrement de lui et qu’il galère encore (malgré son âge d’un an) à faire dodo, mais que beaucoup d’autres bébés autour de nous n’ont pas eu ce problème. On dit souvent que c’est le 3ème enfant qui est le plus dur. La preuve, moi par exemple je prenais des gouttes de Valériane lorsque j’avais son âge, parce qu’à priori je galérais à m’endormir (bon, c’est un peu toujours d’actualité, et le fait d’être papa n’arrange rien). Chez mon frère, s’ils avaient commencés par le 3ème enfant (m’a t il un jour confié), ils n’en aurait eu qu’un.
Et puis après j’ai réfléchi… Et je me suis dit que ma copine avait eu 2 fausses couches avant d’avoir ce bébé… De là à dire qu’il y a un rapport…

La vision que je vous donne de ma parentalité est un peu pessimiste hein (si si…)(nan mais en même temps j’en suis conscient hein…).

Après l’assMat l’adore notre petit bout de chou (notez que si elle le détestait, on aurait essayé de la changer…), elle a un vrai attachement pour lui et il lui rend bien : il s’endort (seul) en 5 minutes pendant des siestes de 2h30 l’après midi (alors que chez nous, les siestes c’est après 2h de pleurs et en le serrant dans nos bras en mode « camisole de force » sinon il veut pas en entendre parler OU VOMIT)(on va pas se mentir, c’est rageant). Il nous dit qu’il est vif, intelligent, pas borné (il sait bien où se trouvent les limites), adore faire rire et applaudit lorsqu’on rigole de ses blagues, et il est aussi très manipulateur (comme beaucoup de bébés). Vision et audition hyper développée, c’est pas le fils d’un zèbre pour rien…

Là il est en pleine phase « appréhension de la séparation » et est passée en mode « glueX1000 » sur sa mère. C’est épique et rageant de voir son bébé vous repousser (oui, il repousse maintenant) car il veut pas être avec papa, il veut « juste » être avec maman… C’est tout. On espère que cette phase ne va durer qu’un moment… parce que bon, c’est qu’il commence à faire son petit poids et on a beau être devenu quasi ambidextre à force de l’avoir dans un de nos bras pendant que la vie continue, voilà quoi…

Et puis bon, contrairement à d’autres petits bouts, lui mange plutôt bien (d’une manière générale) même s’il est un peu dissipé et qu’il faut souvent lui donner un jouet (ou le scotcher devant « C à vous ») pour canaliser son attention pendant qu’il mange. Sans quoi il grandit bien aussi (le terme exact est qu’il pète les courbes de croissance… On l’habille en 24 mois pour ses 1 an, tout va bien).

Si le problème de sommeil était réglé… Je pense que ça nous déciderait peut-être à éventuellement commencer à envisager probablement un potentiel second enfant (c’est pas fait comme vous pouvez le voir).
Sachant que le temps joue un peu contre nous (la quarantaine approche à grand pas chez les parents…) et qu’un second enfant n’a rien à voir avec le premier parce qu’il y a une multitude de « petits stress » du premier qu’on a plus avec le second, mais le gros stress du second c’est : « consacrer du temps au second… SANS négliger le premier ».

Voilà mon bilan de ma première année en tant que papa.

Promis, j’essaierai de continuer à poster des notes aussi régulièrement que possible pour continuer à vous spoiler « à quoi ressemble la vie d’un jeune papa » (je n’ai pas vraiment d’excuses sur le nombre décroissant de notes ces derniers temps… vu que j’étais/je suis en arrêt maladie…)

J’en profite pour vous remercier d’être là, lecteur de passage ou fidèle au poste,

c’est aussi grâce à vous et pour vous que ce blog existe alors MERCI. ❤

11mois+5J: Bonheur et dépression post-partum. (2/2)

Sauf qu’à bientôt un an, certaines choses restent problématiques.

Je vous passe certains moments « classiques » du quotidien, comme par exemple qu’il a pris cette vilaine habitude de se retourner sur le ventre lorsqu’on le met sur la table à langer (voire qu’il couine parce qu’il est pas content) et je passe les couinements intempestifs dès lors qu’on l’habille et qu’il sait qu’il va aller dans la poussette (alors qu’une fois arnaché et installé ça va, il est calme…). Est ce qu’il sait qu’il va aller chez l’assMat (chez qui il courre/rampe dès qu’on arrive hein) ou quoi ? Vu l’absence de communication concrète de sa part (parce qu’avec des na et des ta c’est compliqué de faire une phrase complète du coup…) Ben on sait pas.
Non, en vrai, le gros problème qu’on a c’est : la bonne gestion du sommeil.

En fait c’était quelque chose auquel on s’attendait vraiment pas, dans notre délire « notre enfant sera parfait » on pensait qu’il ferait partie de tous ces couples (qu’on déteste) qui clament très fièrement « oui, moi je ne comprends pas où est le problème, dès la 3ème semaine elle faisait 19h/8h toutes les nuits, je devais même la réveiller pour lui donner à manger ».
AH AH. Ta gueule, t’es mignon.
Voilà ça c’était « avant » quand j’avais encore des principes, et que je supposais que tout se passerait sans aucun trouble.

Nan parce que nous, passer une nuit complète sans réveil intempestif, ça il connait pas.
En 11 mois, il a du faire… A tout péter, une dizaine de nuits « complètes », entre 19h/20h et 6h, sans un réveil « j’ai soif/j’ai faim/je suis tout seul je suis pas bien/j’ai fini de dormir il est 3h je pète le feu ».
Du coup, ça fait pas loin de 11 mois que le papa et surtout la maman ont une petite semaine de nuits complètes au compteur.

Certes, il y a eu une amélioration par rapport à l’heure du coucher, tout seul il s’est décalé de 19h à 20h/20h30, il faut dire que le fait qu’il réussisse enfin à faire une sieste de 2h30 chez l’assMat (qui en a chiée aussi pour réussir à le faire dormir chez elle la journée mais qui a fini par réussir… Notez que bon, elle c’est son métier hein… Et puis elle en a 3, donc elle n’avait pas vraiment le choix) ça doit jouer.

Il y a 2 problèmes, le premier est l’endormissement.
Cf la précédente note, j’arrive (aujourd’hui sans trop peiner) à l’endormir. ça peut mettre jusqu’à 30 minutes, où il faut supporter ses 1000 changements de positions à la minute, mais il y arrive « la plupart du temps ». Le déposer dans le lit se fait souvent sans trouble.
« Et sinon, pourquoi il ne s’endort pas tout seul ? « 
Parce qu’il pleure si on le fait s’endormir tout seul, car il se sent seul, pour ne pas dire « abandonné ».

Si tu n’es pas gentil je vais te raconter l’histoire du petit bébé qui n’a jamais connu que le coffre de la voiture de sa maman pendant 2 ans, et là tu auras des vraies raisons de pleurer et de flipper…

Il y a bien la « fameuse » technique des 5/10/15 (pour les novices : laissez-le pleurer 5min, allez le rassurer, puis retenter l’expérience 10min, puis 15min, puis allez acheter des boules quies parce que c’est la fin de la stratégie, et s’il dort pas, ben c’est dommage pour lui (et pour vous et vos voisins), il finira par s’endormir de toute façon), qu’on rejette ardemment car « des études ont prouvées que c’était pas bon pour le bébé, ça développe des angoisses, et d’ailleurs ça se voit non ? toi, moi, elle, lui, nos amis, nos parents, on est tous sous antidépresseur n’est ce pas ? Ben c’est parce que nos parents ont utilisés la technique des 5/10/15. Oh… WAIT…« 

Oui, vous l’avez bien compris, c’est un sujet de discorde avec la maman, car je commence à douter. Même l’assMat, qui est bien plus « parole d’évangile » que ne pourrait l’être ma sœur, ma mère, ou toutes les autres personnes qui nous conseillent de faire le 5/10/15 nous conseille de tenter ça.
Et pourtant, on l’a fait/tenté l’autre soir hein. On a presque tenu ! Sauf qu’au bout de 4 minutes, ma copine s’est levée, au bord des larmes, en disant que de toute façon ça ne marcherait pas, que notre bébé était « différent » des autres (ce que j’ai longtemps cru) et qu’il avait besoin de nous pour s’endormir.

« Est ce qu’il est différent, ou est ce que tu le rends différent en réagissant de la sorte ?  » (vous avez 4 heures).

Peu importe, de cette situation cauchemardesque, la maman a fini par écoper de 2 semaines d’arrêt maladie, pour cause de grande fatigue. Elle a commencé à flipper lorsqu’elle s’est remise à gober un peu trop d’anxiolytiques à cause du retour de ses crises d’angoisse. En discutant avec quelques proches (uniquement avec ceux qui ont eu des problèmes similaires aux nôtres hein), j’ai été rassuré de voir que c’est arrivé à beaucoup de monde, sur la même période. Il faut dire que ça fait bientôt un an qu’elle n’a plus un instant pour elle, que les tâches sont très (trop ? ) répétitives, rarement entrecoupées de vacances, qui riment maintenant avec « période déstabilisante pour les repères de bébé » plus que « calme et sérénité ». Et je ne parle pas de la grossesse, qu’elle a vécu en plein ravalement des balcons en plein hiver. Le médecin lui a également conseillé d’aller voir un psychologue, ce qu’elle a fait, et avec qui elle va parler du sommeil de bébé.

Car oui, c’est le second problème : le sommeil de bébé est chaotique.
Chaque nuit ou presque il y a un, voire des réveils.
Au début on s’était dit que c’était la faim : alors on a chargé les biberons de céréale…
270ml à 20h30 ça avait l’air de le calmer, mais lorsqu’à minuit il se réveille en mode « J’AI LA DALLE PASCALE » et qu’il défonce 210 ml (et que ça rend fou le papa PARCE QUE P***** TU AS EU 270 IL Y A A PEINE 3H B***** ! DORS !!!), on hésite à se dire que c’est vraiment ça.
Ces derniers jours il s’était mis à bouder la purée du soir (les pré-molaires ? Non svp… niveau dents, si on pouvait souffler un mois ou deux…) du coup il mangeait moins et ça se ressentait (augmentant sérieusement ses réveils la nuit).
Mais le pire c’est que très souvent, ce sont des réveils parce qu’il se rend compte qu’il est tout seul, et que ça l’angoisse. Du coup, il finit avec sa mère en co-dodo dans le canapé dans lequel il se rendort instantanément (des fois après avoir bu un coup d’eau) dès lors qu’il sait qu’il n’est pas tout seul.

Pour ou contre le cododo ? Pas facile de trancher.
Surtout lorsqu’un collègue de taf me dit que lui il a fait l’erreur d’en faire… Et que jusqu’à 4 ans ils y ont eu droit… Là aussi, la culture europénne ne joue pas trop en notre faveur, sans parler du « qu’en dira t on »…

Peut-être que si on réussissait à lui faire accepter (à lui et donc à sa maman) le terrible 5/10/15 (oui car ne rien faire quand on entend pleurer son gamin, se dire « c’est pour son bien, pour qu’il apprenne… pleurer n’a jamais tué quelqu’un… »), il finirait par accepter le fait d’être un peu seul, et se rendormirait après s’être rendu compte que oui, en pleine nuit, il est seul dans son grand lit.

Un papa de jumeaux a eu le même genre de problèmes et d’emmerdes (fois deux donc) et il disait qu’il en avait chié, mais que la « psychologue en sommeil de bébé » (#WTFcestunmétierça?) avait eu raison de leur conseiller ça, et qu’après 2 semaines de lutte (à se taper la tête contre les murs tellement ils en pouvaient plus), ses enfants avaient fini par capter le truc, et s’endormaient seuls maintenant après 2 à 3 minutes de pleurs « seulement ».

« Mais il ne faut surtout pas céder, sinon vous rompez le cycle, et ils sauront qu’ils ont gagnés ».

A côté de ça, quelques nuits il nous arrive d’espérer.
Cette nuit par exemple, il a retrouvé l’appétit et a pris une grosse portion de purée, ainsi qu’un bib (qu’il repousse maintenant lorsqu’il n’en veut plus). Son premier réveil a été à 5h15, et il ne voulait « que de l’eau ».
Bon, moi à 3h, 4h et 5h je me suis réveillé en me disant « putain, il dort toujours ? Mais comment se fait-ce ? Il respire toujours au moins ??? » (moquez vous mais qui ne s’est jamais posé la question quand les nuits complètes sont trop rares… »
Et à 7h ? On a préparé un bon gros 240ml, supposant que depuis la veille il devait avoir faim… Il a pris 90ml -_-‘
Comment devenir fou…

Et pour conclure, le dernier coup de stress du moment : Bébé est un véritable aspirateur (et ça va pas aller en s’arrangeant).
Tout ce qui traîne par terre ou qu’il peut choper, il le met dans sa bouche. L’autre jour il avait chopé une petite vis de la chaise haute (qui n’était même pas par terre hein…), vous vous imaginez comme on a flippé de le rattraper dans sa bouche avant qu’il ne l’avale… Une autre fois, alors qu’il était en train de ne rien foutre (comprenez une connerie) il est revenu à 4 pattes, tout fier de lui, avant de tousser, puis de vomir. Qu’avait-il mangé ? On ne sait pas trop Alors certes on peut se dire « Hey, son système immunitaire est au poil, il régurgite tout ce qui n’est pas normal ! « . Ou on peut se dire « Ou pinaise, il va finir par avaler une connerie qui passera pas« .

Et encore, il ne marche pas encore…
Autant vous dire qu’on a déjà retriplé de vigileance, mais que dès lors qu’il va marcher…
#nospoil.

11mois+5J: Bonheur et dépression post-partum. (1/2)

Bébé fait maintenant (au moins) 10 kilos.

10 kilos cest ça

Oui, à défaut d’attendre le rdv planifié chez le pédiatre ce vendredi, on voulait savoir si c’était normal qu’on commence à peiner à le bercer et à faire des kilomètres avec lui dans les bras le soir pour l’endormir ou déjà le calmer.
On sait donc maintenant que « oui, c’est normal, parce que 10 kilos, ça commence à faire son petit poids ».

Par quoi commencer ? Par le positif hein, si jamais un jeune parent tombait par hasard sur cette note, je ne voudrais pas qu’il fuit en courant ! (pas tout de suite).
Bébé a donc eu il y a 5 jours 11 mois, et nous une bonne grosse claque dans la tête parce que : « P***** ça va bientôt faire un an qu’il est là ».
Ce petit vampire à énergie et à temps. Wouah. Bientôt un an. Déjà. Mais… c’était hier pourtant l’accouchement, non ? Ah non ? C’était il y a 11 mois et 5 jours ? Ah ouais… On pensait que c’était hier…

Bon en même temps, oui et non parce que le bébé qu’on a actuellement est très très loin de la petite crotte qu’on avait lorsqu’il est sorti de sa maman, et qu’il ne pesait pas 3 kilos…

Ces derniers jours en plus, sentant son premier anniversaire arriver à grand pas, il s’est dit qu’il était judicieux de changer encore plus vite.
Niveau motricité, il ne marche pas encore… Mais on est pas loin. Depuis quelques semaines (oui, ce blog a beaucoup de retard, ma situation professionnelle du moment ne me permettant pas de blogger comme je le souhaite) bébé se tient debout dès qu’il peut, prenant appui sur tout ce qu’il trouve : table basse, table haute, mur, maman allongée sur le côté, commode, etc, c’est enfin « ‘c’était » son grand kif, car maintenant, il joue à « tout lâcher », et à rester en équilibre. S’il y a encore quelques jours de cela, il tenait à peine une ou deux secondes avant de s’écrouler (soit sur les mains soit sur le cul en se marrant), maintenant il tient facile 5 à 6 secondes. Et bien évidemment, maintenant qu’il sait faire « bravo » avec ses petites mains, il applaudit lorsqu’on l’applaudit pour le féliciter. C’est mignon hein ? (oui c’est parce qu’on est dans la partie « agréable » de ce post, la partie plus désagréable arrive plus bas… #nospoil).
Ce week-end, il a même fait 2 pas, donc on est vraiment proche. Peut-être que d’ici ses un an… Il commencera à marchouiller (c’est le stade « juste avant » marcher).

La table de (micro) motricité est devenue un parfait terrain de jeu pour lui, et il prend maintenant un grand plaisir à y faire évoluer d’un côté à l’autre les grosses perles autour du fil de fer, et à retirer les petits ronds de bois de leur emplacement. En gros, il kiffe foutre le bordel partout où il passe hein ! Une vraie petite tornade (qui range assez peu après avoir vidé les tiroirs sur lesquels il tombe hein…)

Il commence à très bien géolocaliser les différentes pièces de l’appartement et adore s’y aventurer (lorsqu’il ne fait pas la glue autour de son papa ou de sa maman hein… Dans ses rares moments d’indépendance qu’il a pourtant par moment, souvent lorsqu’il n’est pas fatigué et qu’il n’a pas faim) :

– le salon (avec son coin jeu, et surtout les 2 télécommandes de la télé, qui sont bien plus importantes que son doudou… )
– les toilettes, dans lequel il est génial de se rendre SURTOUT si papa ou maman y sont,
– la salle de bain, dans laquelle il faut toquer lorsque maman s’y trouve et où c’est marrant de vider les boites pleines de protections hygiéniques et de tampons (#sofuninside)
– la chambre de bébé : où se trouve la table de micromotricité, le livre avec les grosses bêtes que si on appuie sur un bouton on les entend faire leur bruit, mais aussi l’endroit où il couine quand il faut le changer ET son dodo,
– le bureau de papa : où se trouve le gros ampli de guitare électrique qui lui permet de se lever, et l’ordinateur qui a des lumières bizarres et que lorsqu’on appuie sur le bouton « power » ça rend papa tout pas content,
– la chambre de papa et de maman (enfin dans laquelle dort surtout papa) dans laquelle il faut rentrer le matin pour réveiller papa, parce que c’est fun.

Enfin, gros points positifs, après avoir ignoré pendant trop longtemps les « rituels d’endormissement », depuis quelques jours j’en ai mis un en route, et le fait est que ça marche plutôt pas mal. Pour ceux qui comme moi seraient en peine d’inspiration ça consiste en la chose suivante :

– aux alentours d’une heure fixe (chez nous c’est 20h),
– équipé de ses chaussettes dans sa gigoteuse, le papa le prend et fait un tour de l’appart avec lui dans les bras, afin de dire bonne nuit à tout le monde
– on dit bonne nuit à Mr Micro-ondes, qu’on ferme une dernière fois (il kiffe le fermer)
– on dit bonne nuit à la machine à café qui moue le grain et fait du bruit le matin quand papa se réveille,
– on dit bonne nuit à madame la baie vitrée (en lui faisant un bisous baveux…)
– on dit bonne nuit aux livres de la bibliothèque de papa,
– on dit bonne nuit à la chambre de papa et de maman,
– on regarde les tours de la défense au loin et ses jolies lumières, parce que c’est un beau spectacle,
– on rentre dans la chambre de bébé, où attend madame tortue (une veilleuse qui projette des étoiles coloriées au plafond) et la peluche qui fait un bruit de comptine (qu’on a pendant 2 jours dans la tête après), qu’on remonte en tirant.
– là on observe le plafond et les petites étoiles qui changent de couleur, et on le berce, en attendant qu’il confirme les premiers signes de début d’endormissement (en général il se gratte les yeux à s’en décoller la rétine), puis après 2/3 couinements (parce que bon, pas content quand même d’aller au dodo) il finit par mettre sa tête sur moi. A ce moment (où la peluche ne chante plus)
– papa prend le relai (en s’asseyant dans la chaise, parce que bon, 10 kilos quand même…) et chantonne des petites chansons (on tourne vite en rond mais en vrac : au clair de la lune, meunier tu dors, frère jacques, des trucs calmes (genre pas antisocial de Trust, ça marche pas très bien).
Plusieurs soirs de suite, en 30 minutes max, c’était fait, et il ne restait plus qu’à le déposer dans son lit, avec monsieur doudou (qu’on lui aura mis au dernier moment uniquement, parce que de toute façon juste avant, il l’aura balancé, signe de « non non, ça m’intéresse pas de dormir… pas maintenant, demain peut-être mais là non »).

Pourvu que ça dure.

Bon, vu que ce post risque de devenir bien trop long si je commence à citer les points négatifs, je vais le splitter en deux. ça m’apprendra à traîner trop longtemps à mettre à jour ce blog…
(to be continued in next post)

9mois+24J: 1er Noël, la gestion des jouets.

L’année 2018 va se terminer dans quelques heures. Je souris en relisant ce post sur FB écris il y a 6 ans :

 » Je sens que ça va être compliqué d’avoir à recommencer à se lever avant 11h tous les jours dès mercredi… ».

Cette lointaine époque où le mot « grasse matinée avait une signification pour moi… Ah la la.

la vraie vie de parents…

Le premier noël de bébé s’est donc achevé, avec un petit marathon de 8h de route (en plusieurs fois hein) avec d’un côté la belle famille dans le Nord, et d’un autre côté la famille dans le Sud. La voiture chargée ras la gueule comme d’habitude… Et l’appréhension que bébé ne dorme pas durant les sessions de 2h. Mais dans l’ensemble, ça s’est plutôt bien passé, bien mieux que le déphasage de bébé lié aux fêtes : nouvel environnement, plein de monde, et ses parents qui veillent…

Le déballage des cadeaux il était encore trop jeune pour ça, mais nous avons fait mouche avec un jouet (un parmi ceux que la maman avait listé avec soin) : « le super bateau des animaux ». Un des premiers de la longue et nouvelle série des jouets dits « électroniques ».

Si ce genre de jeu doit sûrement avoir un effet bénéfique sur l’éveil du bébé (car ça fait du bruit et de la lumière) ça a aussi un gros inconvénient pour les parents : on se coltine les airs toute la journée et autres musiques enfantines en permanence. Un bonheur (le bon roi dagobert, les marionnettes, la souris verte il ne manquait plus que « its a small world » et la boucle était bouclée etc). Et souvent, c’est pas très recherché… Bref.

Bébé a comme il fallait s’y attendre été couvert de jouets. Bien trop gâté. C’est dommage car il déleste un jeu sur deux, et d’une manière générale préfère évoluer avec les objets d’adultes de quotidien que de jouer à ses jeux : vider le dessus de la table basse, le contenu des tiroirs qu’il peut ouvrir comme celui de son meuble à vêtements ou encore vider la totalité de la bassine de linge, ce qui est bien plus fun que de mettre des objets ronds, triangulaires ou carré aux effigies de mickey, donald et dingo dans une maison (il a rapidement capté que ça rentrait par la porte par laquelle il faut d’ailleurs les faire sortir… petite futé va)… On se crève le cul à leur payer des jouets qu’ils n’utilisent pas, foutue société consumériste, mais bon c’est le plaisir d’offrir !
Dans la famille « on ne sait pas dire non », on a eu le malheur d’accepter une peluche taille 1:1 ou presque d’un éléphanteau couleur bleu flash : « Il me faisait craquer » a confié la personne qui lui a offert. Je me demandais dans ma tête s’il fallait pour le ramener chez nous louer un coffre de toit ou une remorque, mais au final bien compressé il tenait entre 2 valises (elle n’a pas souffert hein, vu que c’est une peluche…). Devant le non effet de bébé (en mode « rien à battre de cette énorme chose, laissez moi m’amuser avec le bolduc qui l’entourait) face à cette gigantesque peluche, on était sur le point de dire à celle qui lui avait offert : « oh écoute, ça te fera sans doute plus plaisir à toi qu’à lui de le garder, non ? « , mais on a rien dit (enfin en vrai on lui a dit mais, elle ne souhaitait pas le garder…).

peluche-elephant-bleu

L’autre difficulté évoquée plus haut a été au niveau du déphasage de bébé, lui qui était habitué à s’endormir aux alentours de 19h a lutté et veillé jusqu’à 22h30, (en mode insupportable car ultra fatigué) refusant d’aller faire dodo (malgré nos multiples tentatives) sachant qu’il y avait de l’animation et qu’il allait louper ça, mais comme à son habitude, à 5h pétante il s’est réveillé, comme quoi peu importe l’heure du coucher, 5h c’est son heure, point… Une autre nuit (toujours en déplacement), lassé de ses réveils toutes les 15 minutes, on a fini par le laisser dormir entre nous, ce qu’on appelle le « cododo ». Bingo, il a dormi la totalité de sa nuit sans broncher (bon à part quelques retournements mais pas de réveils à proprement parler). On est un peu « mitigé » sur cette technique, pourtant si répandue en orient, et si décriée en occident. L’appréhension qu’il lui arrive quelque chose, et qu’il s’y habitue (pas jusqu’à ses 18 ans mais trop longtemps), et ce malgré le fait que contre toute attente, ça le fasse dormir toute une nuit sans réveil. C’est la preuve s’il en est que ce ne sont pas les douleurs de ses dents qui poussent (vu qu’en plus, après les 4 sorties en haut les 4 en bas sont sorties donc en théorie il est tranquille pendant quelques mois avant les prémolaires) qui le réveillent, mais bien le fait qu’il se sente seul et que ça l’angoisse. A voir comment la situation évoluera les prochaines nuits.

Enfin, l’autonomie au quotidien est toujours compliquée à gérer avec lui. En gros, si tous les indicateurs sont au vert (reposé, et l’estomac plein) il jouera quelques instants avec ses jouets, ou partira en mode exploration de l’appartement (on a rapidement planqué tout objet susceptible de casser ou d’être dangereux pour lui) à 4 pattes. Très souvent on le récupérera en dessous de la table du salon entourée des chaises de bar (sa « maison » dans laquelle il aime se cacher et aussi remplir sa couche). Bien évidemment, il se fait bien plus mal qu’auparavant, en glissant ou parfois car il évalue mal les distances. Chutes, bord de table, baignoire, ou mur, ce sont souvent des chouineries qui durent une dizaine de secondes et qui sont rapidement oubliés après un petit câlin. Si un de ces indicateurs tend vers l’orange ou vers le rouge, il devient une glue puissance 1000. 2 solutions alors pour le calmer : le faire marcher pied nu (son plus grand kif du moment), en le tenant par les bras (ce qui lui permet de continuer l’exploration de l’appartement donc), ou lui filer un biberon ou un truc solide à manger comme un boudoir, une purée ou une compote (ce qu’on essaie de faire dans des périodes relativement éloignées, mais parfois c’est dur…).
Il prend énormément de temps et d’énergie (à surveiller) mais ça j’imagine que c’est propre à tous les bébés.

Reste qu’il continue à toujours galérer à s’endormir, surtout durant les siestes en journée. Lorsque ce n’est pas en poussette ou après le bib du soir (où là c’est plus simple), il refuse tout simplement l’endormissement, et s’agace car forcément il devient de plus en plus insupportable car fatigué (et ainsi de suite).

Dans quelques jours, la maman et moi allons nous accorder une journée de tête à tête après avoir déposé bébé chez l’ass-mat, afin d’en profiter et de nous rappeler du temps où nous étions que tous les deux, où nous profitions du temps qui passe, et que nous étions pourtant déjà si impatients de devenir parents (on ne nous avait pas tout dit ^^).

Je profite de ce dernier post de 2018 pour vous souhaiter à toutes et à tous, primipares ou non, jeune parent angoissé ou tout simplement visiteur/visiteuse de passage, une excellente année 2019.
Et n’oubliez pas : c’est normal d’être désespéré lorsque vous avez un enfant, c’est juste le métier qui rentre ^^.

Une des rares photos de bébé que vous aurez l’occasion d’admirer alors profitez-en 🙂

9mois+5J:75cm pour 9.2 kilos

Et tout va bien.
Bon, la note pourrait s’arrêter là, mais ça serait un peu court…

Quelques news donc :
– ON A ARRÊTÉ L’INEXIUM !
Suite à la visite du pédiatre (dispo d’urgence lundi première heure suite au PMB, la maladie #2 de bébé), qui nous a dit « maintenant qu’il se tient assis, vous pouvez arrêter ». Et miracle, ça a fonctionné ! Bon, enfin… ça a l’air.
C’est à dire qu’il y a encore des réveils la nuit, enfin souvent un ou deux (parfois un rototo de coincé, ou un changement de position improbable dans le lit), avec un souvent aux alentours de 3h30 du mat qui se conclue souvent par un 180ml de lait), mais on est loin des crises des mois précédents lorsqu’il en avait besoin.
Mine de rien, c’est quand même un sacré soulagement au quotidien…

– Il est encore bien grand pour son âge.


Il se situe au niveau du point rouge sur la nouvelle courbe, ce qui fait qu’il est encore un peu au dessus de la moyenne. Bon il faut dire que depuis ses 8 mois, on l’habille en 18 mois… Et qu’il a quasi le poids et la taille du bébé d’un ami qui va avoir 2 ans. Tout va bien ^^ (bon, pour rappel, les parents sont grands hein… 1m88 pour le papa et 1m73 pour la maman).

– Pour l’instant (et on croise les doigts) on a échappé à l’épidémie de Bronchiolite.
Alors certes, il est probable qu’il en aura une un jour ou l’autre, mais… Le plus tard sera le mieux ! Les témoignages des parents qui ont du gérer leurs bébés lorsqu’ils l’ont eu… ça fait froid dans le dos. Bon nous on a eu le Pieds-Mains-Bouche, chacun ses virus au final…

– Il adore galoper à 4 pattes.
Hier ça a été la joie, rentrant du boulot, il m’a vu d’un bout de la pièce, et il a galopé à 4 pattes, poussant des petits cris de joie, que j’interprète par « Wouah, t’as vu comme je vais trop vite ! « , et un fois à mes pieds, il a tendu les bras, pour que je le lève et/ou que je le prenne dans les bras. Ces petits plaisirs font rapidement oublier les nuits incomplètes auxquelles on finit par s’habituer.

– La 6ème dent (2ème incisive latérale droite) commence à pousser.
En tout cas, le petit hématome nous laisse à croire qu’elle ne devrait pas tarder à montrer le bout de son nez. A ce niveau, on peut dire qu’il est plutôt à jour, surtout lorsqu’on croise certains bébés qui à son âge n’ont aucune dent… Il parait que c’est génétique, chez nous, c’est la maman qui était plutôt en avance à ce niveau…
Bon on flippe pas mal lorsque les pré-molaires vont pointer le bout de leur nez, les témoignages qu’on a pu entendre font bien flipper, et à chaque fois on leur dit « pitié pas de spoil ! « .

Voilà, les news du moment.

Le week-end dernier, nous avons reçu des amis, que je fréquentais durant la lointaine époque où (j’avais une vie sociale… et que) je jouais au tarot avec eux une fois par semaine dans un bar sur Paris. De la même génération, tous ont un enfant, dont le plus vieux était là, il va bientôt avoir 3 ans. Le second papa (de la bande) était venu seul, car il est en phase de séparation… Déjà ça c’est triste. Si la fois d’avant je l’avais vu avec son petit bout de chou (qui a un peu plus d’un an et demi), cette fois-ci il est venu seul car, sa mère s’est barrée (sans laisser d’adresse après un séjour de plusieurs semaines dans son pays d’origine) avec leur enfant (voilà, c’est le moment où vous pouvez vous couper les veines face à la tristitude de certaines vies). De quoi avoir les boules, surtout qu’en plus de ça, elle n’a pas la nationalité Française, et malgré l’interdiction de quitter le territoire de l’enfant, on ne sait jamais ce qu’elle pourrait en faire. Le papa n’a guère pu faire plus que de porter une main courante chez les flics pour signaler ce « pseudo enlèvement », étant dans l’attente du jugement pour savoir qui, de la mère ou du père obtiendrait la garde. Je vous passe les problématiques financières (du genre la CAF qui lui réclame de l’argent que la mère a encaissé) et l’influence sur le moral qu’une situation comme ça peut engendré.
Voilà voilà.

Comment terminer cette note par une note positive ? Hum…
C’est bientôt Noël ! Youpi ! Alors, profitez en ! Enfin, si vous pouvez accéder à votre centre commercial… Et que vous avez assez d’argent pour vous acheter des cadeaux, tout ça… (bon tant pis, j’aurais pourtant essayé… 😉